Les jeunes et le Réveillon : A chacun son programme … tous pour le défoulement





Une semaine nous sépare du Nouvel An. Pour l’occasion presque toutes les vitrines des espaces commerciaux sont décorées de guirlandes et de paillettes. De nombreuses personnes ont déjà planifié un programme pour cette fête du Réveillon dont notamment les jeunes. Certains préfèrent sortir pour se défouler. D’autres préfèrent rester chez eux pour faire le bilan de l’an 2005. Qu’est ce que les jeunes ont planifié, justement pour la fête du Réveillon? Tunis - Le Quotidien La majorité des jeunes sont influencés par un “way of life” occidental. Leurs habits, leurs allures, leur manière de vivre et même leurs idées le prouvent. Rares sont ceux qui fêtent la fin de l’année de l’Hégire. En revanche, la majeure partie des jeunes gens fêtent le Jour de l’An. Chez eux ou ailleurs, ce qui importe le plus pour eux, c’est de faire la fête. Repas spécial, gâteaux, boissons, danse et rythmes seront au rendez-vous. Hamdi Ben Jemia, 21 ans étudiant, a une drôle de façon de fêter le Jour de l’An. Tout seul, sur le toit de la maison, Hamdi se “déconnecte” et passe minuit à ... crier! “Je ne sors jamais pour fêter le réveillon. Je l’ai fait une fois et j’ai trouvé cela ridicule. Ces embrassades à minuit pile et le fait de porter des toasts ne font pas partie de nos habitudes. Certes, c’est une nouvelle année qui s’annonce et il faut la recevoir avec le sourire, mais je n’irai pas jusqu’à en faire tout un plat ! Depuis trois ans, je “fête” le réveillon à ma manière. Je reste avec la famille et avant minuit je monte sur le toit, j'observe le ciel et à minuit pile je me mets à crier ... Cela me permet de me défouler. Ensuite, je vais dans ma chambre, je me mets à taper sur mon ordinateur les choses que je suis redevable de réaliser avant le 31 décembre prochain. Pour cette année par exemple j’ai décidé d’avoir mon permis de conduire et j’ai décidé aussi d’avoir mon bac. Dieu merci, j’ai réalisé mes objectifs. Cette année, je me fixerai d’autres objectifs à réaliser avant Décembre prochain”, dit-il. Nader 19 ans réside dans un foyer universitaire à Hammamet. Pour le Jour de l’An, il a programmé une fête avec les amis. “L’un de mes amis a une maison à Hammamet. Il a invité toute la bande chez lui pour fêter le Jour de l’An. Nous allons tous participer pour préparer un bon dîner et acheter des gâteaux, des boissons ... Cette fête est importante pour moi. C’est une occasion pour se défouler danser et rigoler. Il y aura de la musique, de la danse et beaucoup d’humour et je ne raterai cette occasion pour rien au monde”, dit-il. Issam, 23 ans étudiant à l’ISET de Nabeul, trouve qu’il est impératif qu’il fête le Jour de l’An. “Certains disent que cette fête ne nous concerne pas et qu’il et inconcevable de la fêter. Je ne vois pas où est le mal ! C’est une année administrative qui s’annonce et je veux la recevoir dans la gaïeté. Et surtout, c’est une occasion pour faire la fête”, dit-il. Abdelmonem Jmili, 22 ans étudiant, trouve aussi qu’il faut fêter le Jour de l’An. “Je pense que le Jour de l’An est comme un anniversaire. Ca se fête absolument ! Ce que je trouve insensé, c’est d’en faire une occasion pour boire de l’alcool et commettre des folies ! Personnellement je ne bois pas, mais, je fête le Jour de l’An. Je tiens à ne rater aucune occasion pour me divertir. Je fête aussi nos Aïds et la fin de l’année de l’Hégire. Chaque occasion a ses propres rituels. Certains associent la fin de l’année au caviar, au samon fumé et du champagne. Moi, je la conçois tout simplement comme une occasion pour sortir, manger et souhaiter mes meilleurs vœux à mes amis et mes proches”, dit-il. Fadhel, 25 ans, travaille dans un call-center. Le jeune homme a pris un congé spécialement pour le réveillon. “J’étudie encore et en parallèle je travaille comme téléopérateur depuis deux années. L’année dernière, j’ai travaillé durant toute la nuit du 31 décembre et cela m’a donné envie de me rattraper durant ce réveillon. Je vais partir en France le 27 du mois. Je vais rendre visite à mes frères qui résident à Bordeaux et je rêve depuis toujours de passer la fête de fin d’année en France, en pleine rue, comme je la vois à la télé. Je crierai, je danserai, je vais me défouler à fond la caisse. D’ailleurs, c’est l’ambiance qui m’importe le plus. J’ai besoin de ce genre de défoulement et je suis sûr que le lendemain je me sentirai tout “neuf” comme un nouveau-né”, dit-il. Abir Chemli-Oueslati


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com