Après Wael Abou Faour, Walid Joumblatt : Amr Moussa sous le feu du “courant du futur”





Le chef et député druze Walid Joumblatt a appelé le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa à se rendre à Damas pour faire stopper les assassinats politiques au Liban et accusé la Syrie de "terroriser" les pays arabes. Le Quotidien-Agences "Amr Moussa doit aller à Damas pour faire stopper les meurtres au Liban car sa proposition +d'arrêt des assassinats politiques contre un arrêt des campagnes dans les médias libanais+ signifie museler ces médias", a dit Joumblatt à la chaîne de télévision libanaise privée LBCI. Joumblatt, qui vit retranché dans son palais de Moukhtara (sud-est de Beyrouth) a accusé Damas de "posséder dans ses tiroirs une panoplie d'instruments et de formations terroristes capables de terroriser les régimes arabes". Selon le chef druze, "le régime syrien a choisi la fuite en avant en se réfugiant derrière des initiatives arabes afin de se dérober à l'enquête internationale", de l'ONU sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février à Beyrouth. Il a une nouvelle fois accusé le régime syrien de "perpétrer les assassinats politiques pour faire taire la majorité parlementaire", qu'il dirige avec le député sunnite Saad Hariri, fils de Rafic Hariri. Dans un entretien diffusé par la chaîne satellitaire Al-Arabiya, Saad Hariri a accusé "le régime terroriste syrien de chercher à renverser le régime démocratique libanais". La déclaration de Joumblatt s'inscrit dans une attaque en règle lancée par la majorité parlementaire contre une mission de "bons offices" entreprise le 14 décembre par Amr Moussa visant à stopper la dégradation des relations entre le Liban et la Syrie. Moussa a de son côté précisé à la LBCI "ne pas être porteur d'une initiative". "Je me suis contenté de transmettre les différents points de vue" entre Beyrouth et Damas, a-t-il dit. Le chef de la commission d'enquête de l'ONU, Detlev Mehlis, a conclu dans ses deux rapports d'étape en octobre et décembre à "des preuves convergentes" de l'implication des services syriens et libanais de renseignement dans l'assassinat de Rafic Hariri.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com