Ordre des avocats : Divergences sur l’Institut supérieur du Barreau et la couverture sociale





La rencontre-débat sur “les garanties scientifiques et sociales en faveur des avocats”, organisée par la section de Tunis du Conseil de l’Ordre des avocats le week-end dernier à Hammamet, a révélé des divergences profondes entre les gens de la profession sur les modalités pratiques de la mise en place de l’Institut supérieur du Barreau et du régime de couverture sociale à adopter. Tunis - Le Quotidien Le débat sur les deux principales réformes de la profession d’avocat a été très animé. Les intervenants au cours de cette rencontre qui a pris les allures d’une tribune libre ont mis l’accent sur l’importance de la création de l’Institut supérieur du barreau appelé à assurer la bonne formation des avocats et à unifier l’accès à la profession. Certains avocats ont estimé que la formation au sein de l’Institut devrait porter essentiellement sur le volet pratique incluant les procédures, la constitution des dossiers et la déontologie du métier afin de protéger l’intérêt du justiciable. De nombreux intervenants ont appelé à associer le Conseil de l’Ordre des avocats à la gestion des affaires de l’Institut et à ce qu’il n’y ait pas de contacts directs entre le Conseil de l’Ordre et les parties étrangères qui pourraient participer au financement de ce nouvel établissement universitaire. Le ministère de la Justice et des Droits de l’homme a déjà élaboré le projet de loi relatif à l’Institut supérieur du Barreau à l’Issue d’un débat profond auquel ont participé le ministère de l’Enseignement supérieur et le Conseil de l’Ordre des avocats. Le projet de loi qui a été soumis, récemment à un conseil des ministres, insiste sur la co-tutelle du ministère de la Justice et des Droits de l’homme et du ministère de l’Enseignement supérieur sur l’Institut. En ce qui concerne la couverture sociale, les divergences ont été très profondes. Certains avocats ont proposé la création d’une nouvelle Caisse de sécurité sociale pour remplacer la Caisse de retraite des avocats dont les équilibres financiers sont très fragiles. Plusieurs intervenants ont souligné que le régime des travailleurs indépendants constitue le meilleur moyen pour garantir une retraite confortable aux avocats. “La rencontre a permis, en somme, de sonder les attentes des gens de la profession en matière de formation et de couverture sociale loin des considérations partisanes. Il revient, toutefois, au Conseil de l’Ordre de prendre les décisions adéquates”, souligne Me. Slaheddine Chokri, président de la section de Tunis du Conseil de l’Ordre. Walid Khefifi


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com