Pour faire face aux défis à venir : Les pilotes maghrébins mettent la main dans la main





Les pilotes de ligne du Maghreb Arabe viennent de réaliser leur rêve. Ils ont constitué l’Union Maghrébine de Pilotes de Ligne (UMPL) qui va leur permettre de relever ensemble les défis auxquels est confronté le secteur dont notamment la libéralisation du transport aérien. Tunis-Le Quotidien Finalement, le rêve des pilotes de ligne maghrébins s’est concrétisé. Depuis déjà des années, une idée obnubilait leurs esprits à savoir celle de créer une structure qui leur permette de se regrouper et ainsi d’œuvrer pour l’intérêt de la région. Le rêve est devenu réalité palpable le 14 décembre 2005, date de naissance de l’Union Maghrébine des Pilotes de Ligne (UMPL). Il y a lieu de préciser à ce niveau, que la conférence régionale de la Fédération Internationale des Associations des pilotes de ligne (IFALPA) tenue en septembre à Tunis a contribué à la réalisation de ce projet. La constitution de cette union tombe à point nommé. Car il est impératif de se préparer pour la Libéralisation imminente du ciel. “Notamment sur le plan législatif”, souligne le commandant de bord Ali Dridi, président du Bureau de Coordination des Pilotes de Ligne Tunisiens, membre de l’UMPL. Notre interlocuteur estime à cet effet que ce type de rassemblements est extrêmement nécessaire et importants. Outre la complémentarité entre les expériences qui profite aux uns et aux autres, cette Union permet au Maghreb de réunir ses efforts à l’instar de la communauté européenne. Certes, l’UMPL s’est fixée plusieurs objectifs dont l’amélioration du niveau de sécurité ainsi que l’instauration de canaux de communication entre les pilotes de la région. Mais elle se veut surtout plus globale. D’où la présence du Sénégal en tant que membre au sein de cette Union. Ce pays a été introduit non seulement parce que Air Sénégal est une filiale de Royal Air Maroc, mais également et surtout pour donner à la nouvelle structure une dimension africaine. “L’Afrique est l’avenir”, explique le commandant Dridi en parlant du transport aérien. Elle l’est grâce aux investissements et aux projets qui sont de plus en plus orientés vers ce continent. C’est une région qui désormais prend tout simplement de l’importance. C’est pourquoi, les membres de l’UMPL, comme l’affirme commandant Dridi, savent, d’ores et déjà, qu’ils doivent œuvrer en vue d’améliorer l’état des lieux en Afrique. “Le trafic va augmenter et on doit préparer l’infrastructure logistique et législative nécessaire et adéquate”, dit-il. Pour ce qui est de la Tunisie, le président du bureau de coordination des pilotes de ligne tunisiens pense qu’on a intérêt à se positionner en Afrique et par conséquent développer le trafic à destination des pays africains. A ce titre, notre affiliation à l’UMPL sera pour beaucoup d’autant plus que le Maroc est un pays riche d’une forte expérience dans le continent noir. * Turbulences Par ailleurs, le transport aérien en Tunisie se caractérise par la tradition de concurrence. Mais celle-ci va sans doute s’accroître avec l’open-sky ou la libéralisation du ciel. A ce moment-là “on sera confronté à la concurrence de l’Europe”, ajoute commandant Dridi. Et pour ce faire, on est appelé à renforcer nos potentialités et savoir préserver les acquis actuels. Sur le plan international, d’aucuns savent que le transport aérien a été secoué durant l’été dernier par une série noire de crashes et de problèmes techniques. Cette crise a provoqué une interminable polémique souvent à tort et à travers. A ce sujet, commandant Dridi recourt aux faits historiques qui ont marqué ce secteur. Il s’avère que de par l’histoire de l’aviation civile, les accidents ont toujours constitué un leitmotiv à même de pousser l’activité vers le haut. C’est-à-dire que ces accidents permettent de revoir les systèmes de sécurité et de les améliorer afin d’éviter les erreurs du passé. Ceci étant, les turbulences qui affectent le transport aérien ne sont pas sans rappeler les risques du métier. Après le 11 septembre, les turbulences relevaient de la sécurité. Ensuite, on a enregistré des turbulences économiques liées à la hausse du prix des carburants. Et récemment, les crashes ont mis à nu les problèmes d’ordre technique. Et pourtant, l’avion reste le moyen de transport le plus sûr. Maryem KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com