Sur fond de crise politique : La Résistance irakienne se fait plus menaçante





• Deux GI’s et 8 policiers tués en 48 heures Deux soldats américains et huit policiers irakiens ont été tués dans des attaques qui viennent confirmer une reprise de la Résistance en Irak où on évoque de plus en plus l’éventualité d’un gouvernement d’union nationale afin de sortir de la crise politique. Le Quotidien-Agences Deux soldats américains ont été tués en Irak le jour de Noël dans deux attaques séparées à Bagdad, a annoncé hier l'armée américaine. Les deux GIs ont été tués par l'explosion de bombes placées sur le bord de la route au moment du passage de leur patrouille. Toujours sur le terrain, dix-sept personnes, dont huit policiers, ont été tués lundi dans des attaques en Irak, dont quatre à la voiture piégée dans la ville de Bagdad, a-t-on appris de sources policières. Cinq policiers sont morts dans une attaque menée par une trentaine de Résistants, qui ont ouvert le feu sur leur poste de contrôle à l'aide d'armes légères et de roquettes antichar à Bohrouz, au nord de Bagdad. Les Résistants ont lancé leur attaque aux cris d'"Allah Akhbar, a raconté un policier ayant survécu à l'assaut, qui a fait également quatre blessés. L'attaque a eu lieu à 5 km au sud de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, qui compte une population d'une proportion à peu près équivalente de chiîtes et de sunnites. Elle est le théâtre d'attaques régulières des insurgés contre les forces irakiennes et américaines. Le gouverneur de la province de Diyala a échappé dans l’après-midi à un attaque à la voiture piégée, qui a fait un tué et deux blessés parmi ses gardes. Dans une autre attaque, une candidate chiite au législative a été tuée avec trois de ses gardes lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur sa voiture. A Bagdad, quatre voitures piégées ont explosé dans un intervalle rapprochée au passage de patrouilles de police, tuant quatre personnes, dont deux policiers et faisant 25 blessés, a-t-on appris de source policière. Par ailleurs, un professeur de Beaux-Arts a été tué par des hommes armés, alors qu'il quittait son domicile dans le nord de Bagdad. Un policier a été tué dans l'explosion d'un engin artisanal improvisé à Latifiyah, à 40 km au sud de Bagdad. Trois corps ont également été retrouvés tués par balles, celui d'un policier dans le centre de Bagdad et deux personnes non identifiées à Latifiyah. * Crise politique Ces attaques interviennent au moment où un gouvernement d'union nationale est de plus en plus évoqué en Irak, où la violence continue, pour sortir de la crise politique née de la contestation des résultats annoncés des législatives du 15 décembre. L'idée est revenue avec force lors d'une réunion de leaders kurdes dans le nord du pays en présence de l'ambassadeur des Etats-Unis, Zalmay Khalilzad, qui a vu le chef de la région autonome Massoud Barzani soutenir une idée dans ce sens du président Jalal Talabani. Le président kurde a de nouveau plaidé, à l'issue de la réunion, en faveur qu'"un gouvernement d'union nationale représentant toutes les composantes du peuple irakien, des Arabes sunnites aux Kurdes en passant par les chiîtes". Talabani a engagé depuis mercredi des contacts politiques avec l'intention de rapprocher les points de vues divergents sur l'appréciation des résultats partiels des élections, annoncés par la Commission électorale indépendante. Parmi les contestataires de ces résultats, donnant la liste de chiîtes conservateurs gagnante, le leader sunnite Saleh Motlak, s'est montré ouvert à l'idée d'un gouvernement d'union. "Nous sommes pour la formation d'un gouvernement national qui corrige l'injustice subie par certains ou pour de nouvelles élections", a déclaré à Motlak, qui estime, tout comme d'autres leaders sunnites, que les résultats annoncés ont été falsifiés. Les leaders chiites conservateurs sont montés au créneau samedi pour rejeter les accusations de fraude avancées par 35 groupes et mouvements politiques, dont le Front de la Concorde nationale, alliance de trois groupes sunnites et la liste de l'ancien Premier ministre, le chiîte laïc Iyad Allaoui. Ils ont mis en garde contre la poursuite des manifestations de rue, après les défilés imposants de vendredi à l'initiative du Front de la Concorde, y voyant un moyen de pression et une tentative d'influencer la Commission électorale. Mais cela n'a pas empêché la poursuite de ces manifestations, dont la plus importante a eu lieu dimanche à Falloujah, ancien bastion rebelle sunnite, à l'ouest de Bagdad. Les 35 groupes mécontents des résultats ont également appelé à une marche aujourd’hui à Bagdad.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com