Exposition : Au fond du ghetto, la lumière





Le même thème, mais pas forcément la même œuvre ! Zitoun qui expose pour la troisième fois «A l’ombre des arcades d’Hammamet» semble explorer plus encore l’espace intime de la femme et puiser dans les détails des formes et des couleurs. Son exposition qui se tient à la maison de la culture Ibn Khaldoun en ressort plus que jamais fraîche. Jusqu’au 31 janvier Zitoun exposera son œuvre qui est une sorte d’évasion dans des lieux réservés aux femmes. Avec un point commun la quasi existence d’arcades qui cadrent l’ambiance générale des tableaux et sont là comme une façon de créer une continuité dans l’œuvre et une liaison entre les différents clichés. On peut voir des scènes de femmes se partageant des confidences, des secrets voire même des banalités... interdites au monde extérieur. L’espace intime des femmes que cadre cette arcade est un espace-limite entre le permis et l’interdit, l’intérieur et l’extérieur, l’enfermement et l’ouverture. Le ghetto obscur est aussi un espace de liberté pour la femme. Cela est étayé par des scènes montrant des femmes danseuses, des musiciennes dont la majorité sont torse nu. On peut adorer en effet la beauté de ces clairs-obscurs de certains tableaux, un détail technique qui n’est pas sans signification. Le peintre travaille aussi sur des couleurs chaudes allant de la chaleur du rouge à l’éclair du jaune. Un choix qui va de pair avec le thème général de l’œuvre. Zitoun est un peinte plasticien né à Tunis. Il enseigne à l’Ecole nationale des beaux arts de Tunis et de Paris. Mais il est une chose à signaler. C’est que le peintre, réputé par sa créativité, n’a même pas pensé à repenser la carte d’invitation pour son exposition, encore moins le titre de son œuvre. Ces deux éléments ont sillonné de la même manière le centre culturel international de Hammamet, le club culturel Tahar Haddad et la Maison de la Culture Ibn Khaldoun actuellement. Au point que l’invité qui ne s’est pas payé le luxe de se déplacer penserait que c’est la même exposition qui se répète. Mona BEN GAMRA


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com