L1 (17ème J.) : L’E.S.T. ou l’inexorable marche vers l’avant





En prenant deux longueurs d’avance sur son poursuivant immédiat, le leader espérantiste a réalisé une affaire en or. En bas du tableau, l’EOGK a été le principal bénéficiaire en quittant la peu enviable avant-dernière place et en doublant même son adversaire du jour. A Sfax, les Sang et Or ont eu le mérite de gérer sciemment les différentes péripéties du match. Car il n’est pas donné de résister à un adversaire de la carrure du CSS, après avoir mené prématurément au score, et se payer même le luxe de porter un coup d’estoc, avec, certes, beaucoup de réussite sur le deuxième but. Et s’il est vrai que l’EST ne donne pas l’impression de survoler la compétition, elle a la particularité, loin d’être l’apanage de ses principaux rivaux, de se prévaloir d’une froide et pragmatique faculté d’adaptation. Par ailleurs, la logique faisait du CA un bénéficiaire potentiel de cette journée. Mais, nouveau pied de nez au cartésianisme marmoréen, qui n’a, en fait, pas droit de cité en football, celui-ci n’étant pas une science exacte. Et les Clubistes tunisois de prouver, une nouvelle fois, leurs limites et leur incapacité, de plus en plus tenace, de forcer la décision. Pire même, les Gafsiens auraient pu, vers la fin, réaliser le parfait hold-up. Un autre moissonneur de dividendes, il y en a eu, hormis l’EST. C’est bien entendu, l’ESS qui a battu les Stadistes du Bardo au Zouiten. A se fier uniquement au score, on croirait à une simple formalité. Mais sur le terrain, le match aurait pu connaître une toute autre physionomie si, à 1 - 0 en faveur des Etoilés, l’arbitre avait validé le but régulier de Ziadi et accordé, par la suite, un penalty légitime aux Vert et Rouge. Entre-temps, le club du Bardo s’enlise dangereusement dans les profondeurs du classement où il est lâché par l’EOGK à l’avant-dernière place, ne devançant que d’un petit point la lanterne rouge, la JSK. Celle-ci, en match avancé, s’en est allée battre l’ESZ, une performance qui remet à flot son capital confiance, à quelques encablures du sprint final. A Jendouba, les locaux continuent de soumettre leurs fans au régime martyrisant du chaud et du froid. Et après leur prestation de rang, une semaine plus tôt à Sousse, ils plièrent genoux face à une USM sereine et qui, mine de rien, se rapproche du quatrième locataire du cercle des nantis. Mais, subsèquemment à ce revers, la cote d’alerte a été atteinte par les Jendoubiens désormais directement impliqués à l’impitoyable lutte pour le maintien. Enfin, à la Marsa, l’effet requinquant et émoustillant de Kaïs Yaâcoubi a, de nouveau, agi. Et l’EOGK, dans la foulée de sa victoire de Kairouan, engrange un deuxième succès d’affilée et se soustrait, un tantinet, aux griffes lacérantes du purgatoire. Les Hammam-Lifois, chez lesquels la paire Ben Chouikha-Jupiter a été soumise à un régime impitoyablement draconien, voient le spectre de la relégation, miroiter à l’horizon. Vers quels lendemains vont-ils, d'autant plus que leur duo de choc s’apprête à émigrer sous d’autres cieux? Pour sa part l’ASM aurait pu aspirer à une victoire si à 1 - 1, Khémila avait transformé un penalty. Mais ironie du sort, un possible succès s’est transformé en une cruelle défaite qui, au même titre que J.S, condamne les Marsois à une difficile fin de parcours. Wahid SMAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com