Etudiant une offre russe sur le nucléaire : L’Iran assouplit sa position





L'Iran a assoupli sa position à l'égard d'une proposition russe d'enrichissement d'uranium iranien en Russie, en indiquant l'étudier, alors que jusqu'ici les responsables iraniens l'avaient rejetée a priori. Le Quotidien-Agences "La nouvelle proposition russe peut être étudiée afin d'éclaircir ses aspects économique, technique et scientifique", a dit Javad Vaidi, membre influent du Conseil suprême de la sécurité nationale, cité par l'agence estudiantine Isna. Hier, le porte-parole du Conseil, Hossein Entezami, a confirmé que "l'Iran a reçu la proposition russe et est en train de l'examiner". Selon un observateur occidental dans la capitale iranienne "ce signe d'ouverture va dans le bon sens, à condition qu'il se concrétise". Il y voit un autre "élément positif, dans le fait que les Russes apportent une contribution concrète à la résolution de ce problème". Jusqu'ici les dirigeants iraniens ont rejeté a priori l'idée de la Russie, en arguant d'une part qu'elle ne faisait pas l'objet d'une proposition formelle, et que d'autre part l'Iran tenait à son "droit à l'enrichissement" d'uranium sur son territoire. Dimanche, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Hamid Reza-Assefi, expliquait que son pays n'avait "pas encore reçu de proposition concrète" à ce sujet. Or, la veille, le ministère russe des Affaires étrangères signalait que la proposition de Moscou de créer "sur le territoire de la Russie une entreprise conjointe russo-iranienne pour l'enrichissement de l'uranium est toujours en vigueur". La déclaration de Vaidi est donc un "élément encourageant, mais ce n'est pas une percée", selon l'observateur occidental, qui rappelle que les dirigeants iraniens ont toujours insisté sur leur revendication à maîtriser la filière nucléaire. Assefi avait rejeté implicitement l'essentiel de la proposition russe, en expliquant que l'Iran accueillait "positivement (seulement) les propositions et les plans qui reconnaissent le droit de la République islamique à faire de l'enrichissement sur son propre sol". "Soyez certains que nous ne reculerons pas d'un iota sur nos droits légitimes en matière nucléaire", avait martelé, pour sa part, à la mi-décembre le président ultraconservateur iranien, Mahmoud Ahmadinejad.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com