De retour à Alger : Accueil populaire pour Bouteflika





Des dizaines de milliers d'Algériens, venus de toutes les régions, ont réservé hier un accueil chaleureux au président Abdelaziz Bouteflika rentré de Paris après cinq semaines d'hôpital et de convalescence. Le Quotidien-Agences Souriant et détendu, Bouteflika, vêtu d'un manteau noir, a parcouru d'un pas alerte le tapis rouge sur le tarmac de l'aéroport, écouté l'hymne national avant d'embrasser longuement le drapeau tendu par un garde républicain en tenue d'apparat. Il a été accueilli à sa descente d'avion par deux jeunes filles en tenue traditionnelle avant de saluer les membres du gouvernement, les hauts responsables civils et militaires du pays. Parmi ces personnalités, la présence inattendue du ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, un de ses proches, ayant lui-même subi une opération à Paris et dont le retour n'avait pas été annoncé. Bouteflika a montré sa parfaite forme physique en descendant à plusieurs reprises de sa voiture, pour de longs parcours à pied, serrant des mains et saluant une foule déchainée qui a débordé le service d'ordre. Au centre d'Alger, la Place du 1er mai, baptisée Place de la Concorde par le président Bouteflika en référence à sa politique de concorde civile, le cortège a été bloqué par la foule. * Scène de joie et de liesse Le chef de l'Etat est descendu et a parcouru une bonne partie de la place et de l'avenue de l'indépendance à pied, la main droite sur le cœur, serrant des mains tendues et saluant une foule enthousiaste et déchainée. Même scènes de joie et de liesse autour du palais présidentiel à El-Mouradia où des milliers de personnes attendaient depuis des heures l'arrivée du président qui s'est également livré à un bain de foule. Des dizaines de milliers d'Algériens, venus de toutes les régions du pays, attendaient leur président depuis les premières heures de la matinée pour l'accueillir. A la sortie de l'aéroport, des troupes folkloriques jouaient des airs traditionnels, ponctués par des salves de vieux tromblons et les youyous stridents des femmes, dans une cacaphonie bon enfant sous le soleil après plusieurs jours de mauvais temps. Des centaines d'autocars, de taxis et de voitures particulières obstruaient, dès l'aube, les entrées de la capitale, alors que d'autres étaient déjà stationnés le long de la route Moutonnière ou dans des places publiques. La préfecture d'Alger avait décidé vendredi une stricte réglementation de la circulation, ce qui n'a pas empêché d'énormes bouchons à toutes les entrées de la capitale. * Déjà en activité La première activité officielle de Bouteflika a été de signer, la Loi de Finances pour 2006 au siège de la présidence de la République, entouré de tous ses ministres. La signature de cette loi «marque la reprise des activités après une absence forcée et un séjour d’un mois hors du pays» a déclaré Bouteflika dans un message aux Algériens. Le Président Bouteflika a également envoyé un message de remerciement à son homologue français Jacques Chirac pour l’accueil «chaleureux et affectueux» qu’il lui a réservé à Paris. Bouteflika, 68 ans, avait été transporté le 26 novembre à l'hôpital militaire Aïn Naâdja d'Alger puis transféré dans la soirée à Paris où il a été opéré d'un "ulcère hémorragique au niveau de l'estomac", selon un communiqué médical diffusé 10 jours après son hospitalisation. Après avoir quitté l'hôpital le 17 décembre, il était resté à Paris en convalescence à l'hôtel Meurice. Le transfert d'urgence de M. Bouteflika à Paris, le silence des autorités algériennes sur son état de santé et la durée de l'hospitalisation, avaient fait naître de nombreuses interrogations et suscité les rumeurs les plus folles, certaines allant jusqu'à annoncer son décès.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com