Noureddine Sammoud : Recueil de toute une vie en prose





Noureddine Sammoud a, à son actif, un long parcours en vers et en prose de près de quarante ans. L’aède tunisien cumule déjà quelques douze recueils qui seront publiés dans une prestigieuse collection éditée par la Maison arabe du livre intitulée «La mémoire vivante». Deux ou trois tomes (on ne le sait pas encore) retraceront le parcours poétique de Noureddine Sammoud. Ils rassemblent l’ensemble des poèmes déjà édités par leur auteur. Signalons aussi que cette collection concerne tous les hommes de lettre tunisiens ayant brillé par leurs écrits dont on citera notamment Mahmoud Messaâdi à qui le même établissement, à savoir, la Maison arabe du livre, réservera une publication de la même collection, «La mémoire vivante». Histoire diront certains, de redonner à «César ce qui lui revient de droit». C’est-à-dire de mettre à la disposition des générations actuelles et future ce qui constitue notre fierté, aujourd’hui : un capital intellectuel reflet de notre mémoire collective. Cela est d’autant plus important si l’on considère que les jeunes générations n’ayant appréhendé ces auteurs que sur les bancs de l'école auront la possibilité de les connaître en profondeur à travers toutes leurs œuvres. Pour revenir à Noureddine Sammoud qui sera auréolé en premier disons que ce poète a écrit dans tous les genres poétiques : classique, néoclassique, libre et en prose. Il est considéré selon le critique littéraire Malek Ben Amor dans «Essais sur la littérature tunisienne» comme «le poète le plus rodé dans les différentes techniques de la versification». Noureddine Sammoud a connu le monde de la poésie depuis le début des années 50, lorsqu’il regardait d’un œil favorable ses prédécesseurs, Mohamed Chedli Khaznadar, Mustapha Kheraïef, Tahar Kassar, Mohamed Hédi Madani, Mohamed Chedli Atallah, ou Ahmed Kheïreddine, etc dont la majorité n’ont pas publié leurs recueils. En 1961, Noureddine Sammoud a pris les rênes de «Rabitat Al Kalam Al Jadid» (La ligue de la nouvelle plume) une sorte d’établissement qui faisait parler des nouveaux écrivains appelés à prendre la relève de leurs aînés. Il a même reçu une fois, à la Maison de la culture Ibn Khaldoun, Mustapha Khraïef qui ne n’hésitait pas à se mêler aux jeunes poètes. Aujourd’hui, Noureddine Sammoud se dit quelque peu déçu, parfois même indigné par le comportement de certains jeunes poètes qui n’ont pas de considération pour les anciens. Et cette expression qui élève le débat : «sont-ils conscients que tout ancien était nouveau à son époque, que tout nouveau sera ancien», conclut-il. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com