Espionnage intérieur : Bush défend son programme et dénonce les fuites





George W. Bush a défendu avec véhémence son programme d'espionnage intérieur avant-hier, assurant que la portée en était "limitée" et que ces écoutes téléphoniques étaient essentielles à la lutte contre le terrorisme. Le Quotidien - Agences Le président américain, qui s'exprimait lors d'une visite aux soldats blessés soignés dans un centre militaire de San Antonio, au Texas, a ajouté que la révélation de la surveillance d'Américains soupçonnés d'entretenir des liens avec des terroristes causait "un tort immense au pays". "Il me paraît logique, si nous savons qu'il y a un numéro de téléphone associé à Al-Qaïda ou un sympathisant et qu'il passe des appels téléphoniques -il me semble sensé de trouver pourquoi", s'est justifié Bush. "C'est un programme limité destiné à prévenir les attentats aux Etats-Unis d'Amérique, et, je répète, limité", a-t-il insisté, "je pense que la plupart des Américains comprennent le besoin de savoir ce que pense l'ennemi". Il a affirmé que seuls les appels entrants étaient surveillés mais la Maison Blanche a rectifié un peu plus tard, affirmant qu'il voulait parler d'appels dans les deux sens. L'affaire a été révélée le mois dernier par le "New York Times": l'Agence de sécurité nationale, la NSA, s'est livrée à une surveillance, sans mandat délivré par un juge mais avec le feu vert du président, du courrier électronique et des appels téléphoniques depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. George W. Bush a reconnu l'existence de ce programme, qu'il juge essentiel pour la sécurité du pays, et a invoqué ses pouvoirs constitutionnels en tant de guerre contre le terrorisme ainsi qu'une résolution du Congrès datant d'après le 11-Septembre. George W. Bush a également nié avoir trompé la population américaine lorsqu'il avait affirmé en 2004 qu'"une mise sur écoute nécessite (toujours) l'accord de la justice. Je parlais des écoutes, je pense, prévues par le Patriot Act", a-t-il déclaré. "C'est différent du programme de la NSA. Le programme de la NSA est nécessaire". Le département de la Justice a ouvert vendredi une enquête sur l'origine de la fuite. "Il y a un ennemi quelque part", a estimé George W. Bush. De nombreux démocrates et quelques républicains siégeant au Congrès contestent la défense du président. En 1978, le Parlement a institué un tribunal secret pour traiter les demandes d'écoutes dans les cas délicats et pour fournir des mandats, dont le programme de la NSA s'est dispensé.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com