Syrie : Les biens de Khaddam mis sous séquestre





Les biens de l'ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam et ceux de sa famille ont été "placés sous séquestre", en prévision des conclusions d'une enquête sur son implication dans des affaires de corruption, a annoncé hier le quotidien officiel As-Saoura. Le Quotidien-Agences "Le ministère des Finances a décidé la mise sous séquestre des biens d'Abdel Halim Khaddam, de son épouse, de ses fils et de leurs familles ainsi que de ses petits-fils, en prévision des conclusions de l'enquête", écrit le journal. Khaddam a trois fils et une fille, propriétaires de plusieurs sociétés. Samedi, des députés syriens réunis au Parlement avaient demandé la mise sous séquestre des biens mobiliers et immobiliers de Khaddam. Le gouvernement syrien a décidé d'ouvrir une enquête sur l'implication de Khaddam dans des affaires de corruption, ajoute As-Saoura, après que l'ancien vice-président a violemment critiqué le pouvoir en Syrie dans une interview diffusée vendredi et samedi derniers par la chaîne al-Arabiya. M. Khaddam, considéré jusqu'alors comme un des piliers du régime syrien, a soutenu dans son interview que des responsables syriens, dont le président Bachar al-Assad, avaient proféré des menaces contre l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri avant son assassinat le 14 février à Beyrouth. Il a également affirmé que les services de renseignement syriens n'auraient pas pu assassiner Rafic Hariri sans l'aval de Assad. Khaddam, 73 ans, vit à Paris depuis plusieurs mois. Il avait annoncé en juin sa démission de ses fonctions au sein du Baath et de l'Etat, à l'occasion du dernier congrès du parti au pouvoir. * Demande d’extradition Par ailleurs, la justice libanaise a reçu des autorités syriennes le dossier d'extradition de Munzer Jamil Assad, cousin germain du président syrien Bachar Al-Assad, arrêté fin décembre à Beyrouth, a annoncé hier le ministère de la justice. "Le procureur général Saïd Mirza a reçu le dossier établi par les autorités judiciaires syriennes et l'examine à la lumière des lois en vigueur et de l'accord conclu dans ce domaine entre le Liban et la Syrie en vue de prendre la décision adéquate", précise un communiqué du ministère. Munzer Al-Assad avait été arrêté dans la nuit du 29 au 30 décembre à l'aéroport de Beyrouth alors qu'il s'apprêtait à quitter le Liban. Le Liban avait procédé à son arrestation en vertu d'un "mandat d'arrêt pour meurtre" lancé par Damas, avait-on alors indiqué de source judiciaire sans autre détail sur le libellé de ce mandat. Selon le site d'information en arabe Elaph (Elaph.com), Munzer Al-Assad avait quitté son village natal de Qordaha, sur le littoral nord de la Syrie, il y a plus de trois mois et s'était rendu en France, après l'enlèvement de son fils, Hafez, 16 ans, à Damas. Il avait alors, dans un entretien téléphonique avec les responsables de ce site, accusé les services de sécurité syriens d'avoir enlevé Hafez et son garde de corps "pour exercer des pressions" sur lui en raison de différends sur l'héritage de son père, Jamil al-Assad, député et frère du président syrien décédé Hafez Al-Assad.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com