3ème Conférence méditerranéenne d’oncologie : Pour une prise en charge multidisciplinaire du cancer





Un vaccin (HPV 16) contre la souche du virus responsable du cancer du col de l’utérus actuellement disponible. La Société méditerranéenne d’oncologie tient sa troisième conférence à Tunis depuis le 1er jusqu’au 3 décembre. Tunis - Le Quotidien Prôner l’esprit de multidisciplinarité dans la prise en charge du cancer est l’objectif majeur de la 3ème Conférence méditerranéenne d’oncologie qui se tient depuis hier et jusqu’au 3 décembre à Tunis. “Les tumeurs urologiques et gynécologiques” sont le thème de cette manifestation. Il importe de noter que ces tumeurs sont fréquentes chez l’homme et la femme. Certaines peuvent être dépistées alors que d’autres posent un problème de coût de dépistage. Pour ce qui est des tumeurs gynécologiques, le Dr. Hammouda Boussen, président de la Conférence, explique qu’en Tunisie, le cancer du col de l’utérus représente la deuxième tumeur qui touche la femme. Ses facteurs de risque sont essentiellement la multiparité et l’hygiène génitale. Certes, cette tumeur est la seconde à menacer la gent féminine après celle du sein mais les statistiques sont de plus en plus optimistes. La preuve c’est qu’en Europe, le cancer du col de l’utérus ne constitue plus un problème. Et Dr. Boussen d’ajouter qu’actuellement il existe un vaccin contre la souche du virus responsable de ce cancer. C’est le “HPV16” précise le spécialiste. Ce vaccin est disponible à l’étranger et se fait à la demande des patientes. Parmi les tumeurs gynécologiques on parle également des cancers des ovaires et de l’utérus. En Tunisie, la tumeur des ovaires est assez fréquente. Ses facteurs de risque sont hormonaux, souligne Dr. Boussen. On met à l’index à cet effet, les règles précoces, un traitement hormonal prolongé, une contraception, etc . Ceci dit, 5% de ces cancers sont familiaux. “Une femme qui fait un cancer du sein, risque d’en faire un de l’ovaire”, explique le président de la conférence. Par ailleurs, l’homme aussi fait des cancers. Il est surtout atteint des tumeurs urologiques. Et c’est le cancer de la prostate qui est très souvent inévitable après soixante ans. “C’est la maladie du vieillissement qui est inexorable mais qui ne raccourcit pas en général la vie de l’homme”, d’après Dr. Boussen. Pour le traitement de ce cancer, le spécialiste met l’accent sur l’hormonothérapie et surtout la chirurgie endoscopique ou classique ainsi que la radiothérapie. En contrepartie, les médecins prescrivent très peu de chimiothérapie. Et ce en cas d’échec de l’hormonothérapie. Parallèlement aux communications liées à ce thème et assurées par d’éminents spécialistes de la Méditerranée, cette conférence s’est fixée également pour objectif d’instaurer un esprit de travail entre les deux rives méditerranéennes. Et ce, afin de renforcer la formation des jeunes et le recyclage des moins jeunes. M. Kada


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com