Bachar Al-Assad avertit : «Un conflit entre Washington et Téhéran détruira le P.O.»





Un conflit entre l'Iran et les Etats-unis sur le nucléaire iranien détruirait la région du Moyen-orient, a estimé le président syrien Bachar al-Assad, dans une interview diffusée hier par la chaîne de télévision France 3. Le Quotidien-Agences "Le risque (d'un conflit) existe toujours. Cela va être le point de non-retour. Cela va détruire la région du Moyen-Orient tout entière et ses répercussions s'étendront à l'Europe et même à des endroits lointains dans ce monde", a estimé le président syrien dans cet entretien réalisé à Damas et diffusé en plusieurs parties. "La solution prendra des décennies voire même des siècles. Cette question est dangereuse. Il faut que la France et tout pays de par le monde déploient tout effort possible pour empêcher cette confrontation", a-t-il insisté. L'Iran et la Syrie sont tous deux visés par des sanctions ou des pressions américaines. L'Iran à cause de ses activités nucléaires, la Syrie notamment pour son rôle présumé dans l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri. Le président syrien Bachar Al-Assad a également déclaré attendre de la commission d'enquête de l'Onu sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri "qu'elle rectifie les erreurs”. "Nous nous attendons, en premier lieu, à ce que cette enquête soit professionnelle et que la commission d'enquête rectifie les erreurs commises auparavant pour aboutir à un rapport équitable et objectif qui peut dire la vérité sur ce crime qui a coûté la vie au président Hariri", a déclaré le président syrien. Bachar Al-Assad était interrogé sur l'audition de cinq responsables syriens, entre lundi et mercredi dans les bureaux de l'Onu à Vienne, sur l'assassinat de Rafic Hariri dans le cadre de l'enquête internationale dirigée par le magistrat allemand Detlev Mehlis. L'identité et la position hiérarchique des cinq témoins n'ont pas été révélées, mais le chef des services de renseignements militaires Assaf Chawkat, beau-frère du président syrien, n'en fait pas partie, selon une source proche du dossier. "Il y a eu des témoins qui ont fourni de faux témoignages. Dernièrement, il y a eu un témoin syrien qui a reconnu avoir été forcé de fournir des témoignages qui servent un seul point de vue dans cette enquête. Cela nous pousse à nous inquiéter", a dit le chef de l'Etat syrien. La semaine dernière, Damas avait montré sur sa chaîne publique de télévision un témoin syrien, Houssam Taher Houssam, affirmant avoir déposé sous la contrainte devant la commission d'enquête internationale. * Démenti Par ailleurs, le président syrien Bachar Assad a démenti les accusations américaines voulant que les frontières de son pays avec l'Irak soient une passoire pour les activistes menant la guérilla contre le régime de Bagdad soutenu par les Etats-Unis. "Eux disent qu'ils ne peuvent pas contrôler leurs frontières avec le Mexique, alors comment voulez-vous qu'on puisse le faire, nous, avec l'Irak?", déclare-t-il dans une interview diffusée par la chaîne de télévision France 3. "Contrôler les frontières, pour n'importe quel pays, d'une manière totale et absolue, est une question théorique. Malgré cela, la Syrie fait de son mieux pour surveiller ses frontières avec l'Irak", ajoute-t-il. "La cause principale qui génère le terrorisme en Irak, c'est, premièrement, la guerre injuste menée dans ce pays et, deuxièmement, le mauvais comportement politique dans la gestion des affaires de l'Irak par les forces d'occupation." "Cette accusation adressée à l'encontre le la Syrie n'est qu'un reproche fait (par les Etats-Unis) à une autre partie pour ne pas assumer leurs responsabilités, tout simplement."


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com