Karim Hagui : «Toujours à la disposition de l’E.N.»





* Comment avez-vous vécu votre inactivité? - C'est toujours très dur à vivre. Surtout quand on voit les difficultés de l'équipe. On se sent impuissant. Là, en plus, c'était ma troisième blessure depuis que je suis au Racing. Ce n'est pas la plus difficile à vivre. Celle juste avant la finale de coupe de la Ligue, à l'épaule, l'était beaucoup plus. Mais ça reste pénible quand même. Cette blessure-là est frustrante car je me sentais bien dans le jeu. J'étais sur une bonne dynamique. Mais ce sont les risques du métier, comme on dit... * Quel a été votre programme de remise en forme? - J'ai beaucoup travaillé physiquement avec Michel Dufour. Nous avons fait comme si c'était un début de saison. Maintenant, j'ai juste besoin de retrouver mes sensations. Avec les entraînements, ça va venir. * Votre retour tombe bien car l'équipe manque, actuellement, de défenseurs valides et expérimentés. - Oui, il y a beaucoup de blessés, surtout en défense en ce moment. Le coach n'a pas trop de choix. Il doit faire appel aux jeunes, qui font de leur mieux. Mais c'est dur pour eux aussi d'être lancés dans de telles conditions. J'ai trouvé qu'Habib Bellaid et Yann Schneider s'en sont bien sortis. Ils ont pris quatre buts à Nantes, mais contre Toulouse, alors que la charnière centrale était composée par Cédric Kanté et moi, nous en avons pris quatre aussi. J'espère juste que mon retour va aider l'équipe. * Cette blessure a-t-elle coupé votre élan du début de saison? - C'est vrai que j'étais bien. J'avais trouvé mon rythme. Mais je ne pense pas que cette blessure stoppera tout. L'an dernier, lors de mon retour de blessure, j'avais connu une bonne série. J'ai l'envie de réaliser de gros matches, en tout cas. * Pensez-vous que le maintien est encore jouable? - Nous n'avons pas le droit de dire que c'est terminé. Il nous reste deux matches jusqu'à la trêve et nous devons tout faire pour empocher un maximum de points. Après, ce sera un autre championnat. Toulouse ne comptait que douze points à la fin des matches aller, il y a deux ou trois ans. Finalement, ils se sont maintenus. C'est possible. C'est loin d'être fini. J'y crois toujours et nous allons y arriver. Comme on dit chez nous: Inch'Allah. Nous n'avons pas le droit de lâcher. * Aviez-vous déjà connu une telle situation dans votre carrière? - Non. En Tunisie, j'ai toujours été dans un club qui jouait le haut du tableau. C'est la première fois que ça m'arrive. On apprend aussi dans ce genre de situation. Et je crois qu'il faut se donner encore plus à fond. * En janvier-février, la Tunisie disputera la CAN. Y serez-vous? - La décision n'est pas encore prise, elle dépend de Roger Lemerre. Je ne refuserai jamais un appel de ma sélection. La Tunisie est mon pays, celui qui m'a mis au monde, qui m'a formé. Je lui dois tout. Si le sélectionneur décide de m'appeler, j'irai ! C'est à M. Lemerre que revient la décision. * Que pensez-vous des problèmes récurrents rencontrés par Haïkel Gmamdia? - Il y a un problème d'adaptation évident avec lui. Selon les joueurs, cela peut prendre plus ou moins de temps. Il se pose aussi beaucoup de questions parce qu'il ne joue pas. Sa situation sportive ne l'aide pas, c'est certain. Il n'est pas satisfait de lui. En tout cas, ce n'est pas la vie à Strasbourg qui lui pose problème. Il se plaît ici. D’après le site du R.C. Strasbourg


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com