Dans un nouveau coup de théâtre : Saddam boycotte son procès





L’ancien président Saddam Husseïn a refusé hier de comparaître devant ses juges, retardant le début de la cinquième audience de son procès qui s'est ouverte sans lui devant le Haut tribunal pénal irakien. Le Quotidien-Agences "Le tribunal poursuivra le procès et informera l'accusé de son déroulement, pendant son absence. Je parle de Saddam Husseïn", a indiqué le président du tribunal Rizkar Amine à l'ouverture de l'audience. Saddam Husseïn avait reproché avant-hier soir au tribunal d'avoir décidé de tenir une nouvelle audience mercredi (hier), soulignant qu'après celles de lundi et mardi, il n'avait plus d'habits propres et ne pouvait pas fumer ni marcher. "Allez au diable!", avait-il lancé en conclusion. L'accusé peut être jugé par contumace même si le président du tribunal a insisté pour qu'il soit présent et suive le déroulement du procès, selon une source du tribunal. A sa reprise, l'audience a débuté avec l'audition d'un témoin anonyme, derrière un rideau et avec la voix modifiée électroniquement. C'est le huitième à être entendu par la Cour depuis la reprise du procès lundi. Après les témoiniages le président du tribunal a annoncé l’ajournement du procès au 21 décembre. L'audience de mardi a été marquée par la déposition de cinq témoins, dont les deux premières femmes à témoigner devant le tribunal. S'exprimant derrière un rideau, ces femmes, dont l'identité n'a pas été dévoilée, ont dénoncé les services de sécurité de Saddam Husseïn. La défense a demandé le report du procès mais le président du tribunal a refusé, affirmant: "Nous allons écouter deux témoins mercredi (hier) et nous déciderons ensuite d'une nouvelle date" pour la poursuite du procès. "Les Américains et les Israéliens veulent l'exécution de Saddam Husseïn et ils se sentiraient plus petits que des puces s'ils n'arrivaient pas à le condamner", a par ailleurs affirmé Saddam Husseiïn. * Manifestations Des dizaines de personnes ont manifesté hier matin à Owja, le village natal de l’ex-président au nord de Bagdad, pour demander sa libération. "Notre âme et notre sang, nous les sacrifions pour toi Saddam", ont-ils scandé. Le président américain Bush a affirmé que le procès "montre le changement qui a eu lieu dans la société irakienne" et le Premier ministre irakien, Ibrahim Jaafari, a souligné qu'il était équitable, alors que les accusés contestent la légitimité du tribunal.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com