Budget de l’U.E. : La France réclame un «réaménagement du rabais britannique»





Le Quotidien-Agences Le président français Jacques Chirac et la chancelière allemande Angela Merkel se sont retrouvés, avant-hier, pour un entretien suivi d'un dîner de travail au château de Glienicke entre Berlin et Potsdam. Principal objectif de cette rencontre : dégager une position commune sur les propositions britanniques pour le budget 2007-2013 de l'Union européenne. Jacques Chirac a ainsi réaffirmé que les propositions britanniques sur le budget européen n'étaient "pas satisfaisantes" pour la France et a réclamé un réaménagement "pérenne" du rabais britannique. "Il est capital que chacun des Etats membres prenne une part équitable du coût de l'élargissement", de l'Union europénne, ce qui suppose un "réaménagement du rabais britannique" qui soit "pérenne", a-t-il déclaré. La chancelière allemande a jugé elle aussi la proposition britannique sur le rabais insuffisante mais a mis en garde contre la formulation de propositions "trop restrictives". Elle a fait observer qu'"il était parfois préférable de ne pas isoler un paramètre particulier (...) lorsque l'on est dans une phase de préparation de négociations". Elle s'est montrée déterminée à obtenir un accord tout en admettant qu'il "y avait encore beaucoup de travail à faire". "Il faut utiliser toutes les possibilités, qui nous sont offertes dans un processus de négociations afin de chercher à arriver à un résultat", a-t-elle plaidé. Selon le porte-parole de l'Elysée, Jérôme Bonnafont, Jacques Chirac "souhaite élaborer avec Merkel une approche commune concernant les perspectives financières. Elles doivent permettre le financement des politiques communes et de l'élargissement dans le respect des accords conclus et en veillant à une répartition équitable de la charge financière". Les propositions britanniques visent à réduire le budget communautaire à 1,03 % du PIB de l'UE à 27 (avec les candidats, Bulgarie et Roumanie), en coupant dans les fonds structurels destinés aux nouveaux Etats membres, et en conservant la majeure partie du rabais consenti au Royaume-Uni, qui s'élève aujourd'hui à 5,6 milliards d'euros par an. Un calcul qui ne satisfait ni Berlin ni Paris, à une semaine du sommet de l'UE, les jeudi 15 et vendredi 16 décembre. Jacques Chirac a demandé au premier ministre Tony Blair, dès le 6 décembre, de "faire de nouvelles propositions", jugeant que celles qui ont été faites "posent problème". Il a appelé Londres à "prendre toute sa part" du financement de l'élargissement. Recevant le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à l'Elysée avant-hier, Chirac a indiqué que Paris souhaitait à Bruxelles "un accord dans l'esprit européen", et a souligné "qu'un bon accord doit respecter les trois exigences de solidarité, d'équité et de stabilité", selon le porte-parole de la présidence, Jérôme Bonnafont.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com