Journées Méditerranéennes des Arts Plastiques : Des couleurs et des goûts





Quel rôle pour le critique d’art dans le paysage plastique en Tunisie et dans l’évolution de cette expression artistique? La critique est-elle toujours objective ou c’est l’appréciation personnelle qui mène les critiques? Sur ces questions épineuses et sur d’autres le colloque: «Le discours critique dans le cadre de l’expérimentation plastique contemporaine» qu’abrite la ville de Sousse, aujourd’hui et demain. Fidèle à une tradition qui s’est instaurée depuis des années à la Perle du Sahel, Sousse accueillera à partir d’aujourd’hui, la 6ème édition des Journées Méditerranéennes des arts plastiques. Un grand rendez-vous qui mettra des couleurs vivaces sur les cimaises de plusieurs espaces culturels de Sousse. Côté exposition, les programmateurs de cette rencontre plastique ont choisi de parsemer les œuvres ici et là pour donner la chance à tous les fans des couleurs et des formes à assouvir l’âme et les couleurs; une délicieuse balade entre le Palais d’Erribat, le Centre culturel, la bibliothèque régionale et le musée privé de l’artiste Taïeb Belhaj Ahmed permettra aux visiteurs de Sousse de découvrir la facette vivace de cette ville, lors de cette période hivernale. Mais pour que ces rencontres soient plus fructueuses, la Délégation Régionale Culturelle de Sousse a proposé aux invités des Journées Méditerranéennes des Arts plastiques un débat sur la critique d’art pour ce week-end. Au programme de ce colloque qui s’étale sur deux jours, plusieurs conférences décortiqueront ce thème épineux et à plusieurs facettes. «La pseudo-critique», «Le regard comme fondement dans la genèse de l’œuvre d’art», «Etre un artiste suppose une manière d’être soi-même», «Le critique d’art: explorateur courageux ou complice promotionnel»? «Que vaut la critique pour un artiste qui ne reçoit ses postulats que de lui-même?», «Les problèmes de l’appréciation de l’œuvre d’art», «La création et la critique», «Les problèmes de l’appréciation de l’œuvre d’art», «La création et la critique», «Légitimité de l’art, légitimité de la critique», «La crise de la critique», «Critique de la critique: culture de l’artiste, culture de critique» et d’autres interventions marqueront ce débat qui verra la participation d’une brochette d’artistes plasticiens et d’universitaires. Hafedh Jédidi, Fateh Ben Ameur, Moulim Aroussi, André Delalleau, Sana Jamali, Khalil Gouiâa, Mohamed Ben Hamouda, Rachida Triki, Naceur Bechick et d’autres académiciens artistes mettront la main à la pâte pour définir le lien entre le créateur et le critique d’art. Côté initiation aux différentes formes d’expression plastique, plusieurs ateliers seront lancés sous la direction d’une pléiade d’artistes dont on cite: Laurant Impeduglia, Moëz Zid, Nahla Oueslati, Ali Batrouni et Hamadi Wehichi. De passage par cette ville, n’hésitez pas à flâner dans ces espaces. Il y a beaucoup à voir ! Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com