MST et Sida : Les étudiants de l’IPSI se joignent à la lutte





Les étudiants de l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information (IPSI) ont bénéficié hier d’une journée de formation et de sensibilisation ayant pour thème la prévention contre les MST et le Sida. Tunis-Le Quotidien La sensibilisation contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles ainsi que la communication à ces sujets ne doivent plus être ponctuelles. C’est l’orientation désormais prise par différentes organisations nationales œuvrant contre ces fléaux qui continuent à gagner du terrain. C’est dans cette optique que l’Office National de la Famille et de la Population (ONFP) en collaboration avec l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information (IPSI), a organisé une journée de formation et de sensibilisation contre les MST et le Sida. Cette journée qui s’est tenue hier a réuni des étudiants de la quatrième année communication avec des spécialistes. D’emblée, l’ignorance dans le milieu des jeunes quant aux différents problèmes liés à la sexualité est effrayante. En effet, l’état des lieux aujourd’hui de comportements sexuels est alarmant. Les jeunes sont entre le marteau d’une précocité sexuelle non sans risques majeurs et l’enclume d’un retard de l’âge du mariage. Sans s’en rendre compte, ils sont pris en sandwich et ne réalisent pas ô combien néfastes seront les répercussions de cette nonchalance. Les résultats d’une enquête nationale menée en 2002 à Tunis sur la santé de reproduction dans la famille ont montré que cette dernière est complètement hors-jeu. La communication sur la sexualité n’existe qu’en dehors de cette institution. Toutefois, les jeunes qui sont pourtant les acteurs de ces comportements, restent également à côté de la plaque. En témoignent les chiffres qui ont été annoncés hier par M. Faouzi Bouaziz, sociologue au Centre international de formation et de recherche dans la santé reproductive. 70% des filles et garçons ne savent absolument rien sur la période d’ovulation. Pourtant, ils nouent avec la sexualité dès l’âge de 15 ans à 17 ans. La majorité d’entre eux sont incapables de définir le Sida. Certes 67% des garçons et 55% des filles accordent une importance extrême aux problèmes sexuels. Mais ce ne sont que des paroles. Car en réalité, et dans la pratique, ils ne sont aucunement conséquents. Ce qui explique qu’au jour d’aujourd’hui, on enregistre cent mille cas d’IST. A préciser que ces maladies, si elles persistent encore, c’est à cause de l’ignorance. * Irresponsabilité Par ailleurs, Mme Asma Ben Taleb, psychologue à l’ONFP, a mis le doigt sur l’absence totale de la communication sur la sexualité au sein des familles. Aucune culture à ce titre n’a été instaurée. C’est pour répondre à ce besoin d’informer les jeunes et de leur communiquer les messages dont dépend leur santé, que l’ONFP a opté pour l’approche par les paires. Celle-ci permet à un jeune d’avoir pour source de savoir son pair. Et si les IST et le Sida sont au cœur de la guerre menée par les organisations en question, les jeunes sont touchés aussi par les Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG), les grossesses non-désirées et tant d’autres problèmes qui n’ont qu’une seule cause: une sexualité irresponsable à plus d’un titre. A cet effet, il n’est jamais assez de répéter qu’à défaut d’une prise de conscience, les conséquences de ces comportements seront catastrophiques dans dix ans. Ce n’est qu’à ce moment-là que vont apparaître les résultats de cette irresponsabilité à l’effet d’une bombe à retardement. M.KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com