Invasion de l’Irak : Bush admet des «erreurs tactiques»





• L’Iran : «Une menace» Le président George W. Bush a admis que les Américains avaient commis des "erreurs tactiques" en Irak, mais a affirmé que la décision d'attaquer Saddam Husseïn était juste. Le Quotidien-Agences "Il ne fait pas de doute que nous avons commis, disons, des erreurs tactiques", a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne de télévision Fox News. Le président a évoqué des décisions d'abord inadaptées dans l'entraînement des forces irakiennes, le choix initial de grands projets de reconstruction plutôt que de chantiers qui auraient eu un "effet immédiat sur la vie des gens", et la nécessité de mettre en œuvre plus rapidement que prévu le transfert de souveraineté aux Irakiens après la guerre. "La stratégie est restée la même, mais les tactiques ont changé, en fonction des conditions sur le terrain", a-t-il dit. Quant à renverser Saddam Hussein, "j'ai pris la bonne décision", bien que les faits aient démenti l'existence des armes de destruction massive, qui avaient grandement servi à justifier la guerre. "Sachant ce que je sais aujourd'hui, j'aurais pris la même décision", a-t-il assuré. Bush a cependant rejeté les accusations selon lesquelles son administration avait délibérément utilisé de faux renseignements pour légitimer la guerre. Il a expliqué que ces accusations et la décision de son administration de "rendre les coups" étaient à l'origine de la série de quatre discours qu'il a tenus avant les législatives irakiennes. Bush a pris ses distances sur Fox News avec le chiffre, qu'il avait lui-même énoncé dans l'avant-dernière de ces allocutions lundi, de 30.000 Irakiens tués depuis l'invasion de leur pays en mars 2003. "C'est un chiffre qui était dans la presse. Les 30.000 Irakiens, je dois vous le dire, c'est spéculatif. Je ne crois pas que qui que ce soit connaisse le chiffre exact", a-t-il dit. Les observateurs se sont demandé ce qui avait poussé le président à reprendre ce chiffre alors que ses collaborateurs se refusent toujours à cette évaluation politiquement délicate. * Iran dans le collimateur Bush a par ailleurs qualifié l'Iran de "réelle menace" et a réaffirmé que la République islamique faisait partie d'un "axe du mal" de pays soutenant le terrorisme et cherchant à se doter d'armes de destruction massive. "Vous vous souvenez peut-être que j'avais dit qu'il faisait partie d'un axe du mal, pour une bonne raison", a-t-il déclaré, faisant référence à l'expression qu'il avait lui-même employée dans son discours sur l'Etat de l'Union le 29 janvier 2002, à l'encontre de l'Iran, mais aussi de l'Irak et de la Corée du Nord. George W. Bush s'est dit "préoccupé devant une théocratie qui a peu de transparence, un pays dont le président a déclaré que la destruction d'Israël faisait partie de sa politique étrangère, un pays qui n'écoute pas les exigences du monde libre qui lui demande d'abandonner ses ambitions d'avoir l'arme nucléaire". Cependant le président américain a répété que les Etats-Unis continuaient à préconiser pour l'instant une solution diplomatique. "Nous continuons à travailler sur le front diplomatique", a-t-il répondu à une question sur ce qu'il comptait entreprendre alors que les spéculations ont cours depuis plusieurs mois sur l'éventualité d'une attaque préventive pour empêcher l'Iran de produire l'arme nucléaire. Les Etats-Unis et son allié israélien sont convaincus que les activités nucléaires civiles de l'Iran lui servent de couverture pour produire la bombe atomique.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com