Assassinat de Hariri : Mehlis évoque un énième motif





Beyrouth-Agences Le chef de la commission d'enquête de l'Onu, Detlev Mehlis, a estimé que la tension entre Rafic Hariri et la Syrie était "trés probablement" un des motifs du meurtre de l'ex-Premier ministre libanais, dans des propos reproduits jeudi par la presse libanaise. "Comme nous l'avons mentionné dans notre rapport, l'un des motifs de l'assassinat était très probablement la tension entre la Syrie et l'ex-Premier ministre Rafic Hariri. C'était la clé de notre rapport", a déclaré Mehlis au quotidien francophone L'Orient Le Jour. "Nous pensons que cela pourrait très bien être le motif de cet assassinat" le 14 février à Beyrouth, au moment où la Syrie exerçait une influence sans partage chez son voisin, a souligné le magistrat allemand. Mehlis a ajouté que les 19 suspects mentionnés dans son second rapport qui est en cours de discussion au Conseil de sécurité de l'Onu était "uniquement des Syriens et Libanais". La tension entre Rafic Hariri et Damas était née de la prorogation du mandat du président libanais pro-syrien Emile Lahoud en septembre 2004 sous la pression syrienne malgré les mises en garde de l'Onu et le refus des opposants libanais à la tutelle syrienne. Dans ses deux rapports présentés en octobre et décembre, Mehlis a fait état de "preuves convergences" sur l'implication des services de renseignements syriens et libanais dans l'assassinat de Rafic Hariri. La France a fait circuler mardi au Conseil de sécurité un projet de résolution prorogeant de six mois le mandat de la commission de l'Onu et élargissant ses compétences pour y inclure d'autres assassinats commis au Liban, dont le dernier a tué lundi le député et journaliste antisyrien Gebrane Tuéni.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com