M. Mohammed Haitami, Administrateur DG de la Banque du Sud au «Quotidien» : «Nous ne réduirons pas l’effectif de la banque»





Dans sa première interview accordée à un journal de la place, M. Mohammed Haitami, nouveau directeur général de la Banque du Sud, nous explique les grandes orientations de la nouvelle stratégie de développement de la banque. En bon communicateur, il nous parle aussi de la stratégie prévue en matière du capital de la Banque, et, également, de l’évaluation du système bancaire tunisien. * Le Quotidien : D’abord, comment évaluez-vous le système bancaire tunisien? M. Mohammed Haitami : C’est un système qui a fait plusieurs pas vers l’avant durant ces dernières années. Il est toujours en train de s’améliorer. La preuve en est, l’économie tunisienne connaît depuis quelques années une croissance continue due à l’évolution du taux des investissements dans les différents secteurs, et soutenue par la relance du secteur touristique. Je pense que le système bancaire a réussi à accompagner cette croissance de l’économie tunisienne en favorisant l’investissement en Tunisie et en le soutenant par les différents produits financiers des banques. On peut dire, ainsi que ce système bancaire se porte bien. * Qu’est-ce qui vous a encouragé à investir en Tunisie? C’est, bien évidemment, la croissance du système financier tunisien, mais aussi d’autres convictions. En effet, nous avons toujours pensé que le Maghreb Arabe ne peut se construire que par l’investissement, et non pas seulement la décision politique. C’est donc cette conviction, ainsi que la proximité et la stabilité, que ce soit politique ou économique et sociale de la Tunisie, qui nous ont poussé à présenter notre offre pour l’acquisition d’une part de la Banque du Sud. Il faut dire qu’outre l’identité arabo-musulmane, le Maroc et la Tunisie disposent de plusieurs points communs, notamment la culture, le climat, la stabilité économique et politique... Je peux vous assurer là, qu’une bonne partie de notre personnel à Attijari Wafa Bank, souhaite être appelée à travailler dans le projet de la Banque du Sud. * Justement, à propos de la Banque du Sud, si on a bien compris, votre stratégie de développement de la banque repose sur l’orientation accentuée vers les PME. Pourquoi? Nous voulons renforcer la nature de la Banque du Sud en tant que banque universelle. Nous n’allons pas apporter de modèles prêts ou bien calquer notre stratégie d'Attijari Wafa Bank et de Santander sur la Banque du Sud. Nous allons nous adapter au marché tunisien qui est composé en majorité de petites et moyennes entreprises. Donc on devrait répondre aux besoins de cette catégorie d’entreprises. Cela dit, notre stratégie se focalise sur le client, qu’il soit entreprise ou particulier, en lui proposant une offre de produits larges, innovante et complète. * Au sujet du capital humain de la Banque du Sud, on croit savoir que vous avez promis de ne pas réduire l’effectif de la Banque? Tout à fait. Je confirme ce qui a été dit. Je voudrais même interdire les gens de partir de la banque parce que je suis totalement convaincu que les compétences de la Banque du Sud sont de haut niveau. Nous allons entamer, ensemble, une nouvelle ère pleine d’espoir et de motivation. * Pour le consortium Santander - Attijari Wafa Bank, y aura-t-il d’autres projets communs outre celui de la Banque du Sud? Le projet de la Banque du Sud est, en effet, notre premier projet commun. Pour le moment, nous avons des ambitions de réaliser d’autres projets probablement en Algérie et peut-être aussi en Mauritanie. Nous envisageons, en effet, de faire de la Tunisie une plate-forme qui nous aidera à prévoir d’autres projets dans toute la région. Entretien conduit par Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com