Elle tue son mari avec la complicité de son amant





Porté disparu depuis vendredi 10 décembre, le corps de ce directeur au ministère de l’Industrie a été retrouvé lundi 13 décembre gisant au pied d’un olivier à quelques encablures de la ville de Bouficha (gouvernorat de Sousse). Il s’agit d’un meurtre très bien préparé par quelqu'un de très proche à la victime... Tunis - Le Quotidien Entre la rue d’Autriche et celle du Canada, le quartier de Lafayette rappelle toujours bien de beaux souvenirs. Tous les artistes de Tunis sont passés par ce fief de l’art. C’est que pour montrer son talent, il est impératif de faire aux moins une escale dans l’un des cafés du quartier où siègent «magistralement» impresarios, chefs d’orchestre et autres poètes et musiciens. Du coup, ce sont mille et une histoires qui ont été racontées à propos de ce que cache Lafayette entre ses ruelles. Des drames, des exploits, des échecs et aussi des règlements de compte. Car, parfois, l’art prend une autre dimension beaucoup moins sensuelle. Au fil des années, le quartier a conquis la réputation d’une cité ouverte à toutes les expressions du plus populaire au plus intellectuel. Cette tolérance a donné lieu à des formes de cohabitation un peu étrange. Il n’est pas alors du tout surprenant de tomber sur un couple formé de deux êtres tout à fait différents. Comme par exemple cette dame, chef de service, qui sort avec un cafetier. Malheureusement ce couple aussi bizarre, a été à l’origine d’un véritable drame. L’affaire a commencé le jour où la dame mariée à un directeur, est tombée amoureuse d’un jeune homme. Ce prince charmant n’est autre que le garçon de café qui lui sert tous les matins son café alors qu’elle se rend à son travail. Et à propos de Lafayette, la dame, âgé d’une quarantaine d’années, travaille dans un établissement public, alors que le cafetier servait de l’arabica dans un café situé à la rue du Canada. Entre une tasse de café et un verre d’eau, la dame n’a pas résisté au charme de ce garçon âgé de vingt deux ans. Les deux tourtereaux ont pris l’habitude de se rencontrer loin des regards des curieux. Pas pour longtemps, puisque l’époux, directeur au ministère de l’Industrie, n’a pas tardé à apprendre la mauvaise nouvelle. Voulant éviter un scandale, il n’a pas hésité à contacter le cafetier pour lui demander de s’éloigner de sa femme. Du coup, l’amant a changé de tactique et au lieu de contacter sa maîtresse directement, il s’est mis à l’appeler au téléphone à partir d’un taxiphone. A vrai dire, l’époux est devenu si gênant que les deux amants n’arrivaient plus à se voir... * Les démons de l’amour... A vrai dire, les anciens n’avaient pas tout à fait tort en pensant que l’amour est aveugle. Un sentiment qui rend même aveugle et transforme les êtres les plus sages, en démons. Car après avoir été sommée par son époux de ne plus rencontrer le cafetier, l’épouse a commencé à nourrir un sentiment de haine et de rancune à l’égard de son mari. C’était comme s’il la privait de l'un de ses droits les plus élémentaires ou qu’il se dressait sur son chemin formant un obstacle entre elle et celui qu’elle aime. Du coup, elle a ressenti qu’il y avait urgence de se débarrasser de lui. Le scénario mis en place était très classique. Il consiste tout simplement à tuer l’époux. S’agissant d’un directeur dans un ministère, l’époux a confié à sa femme qu’il avait des problèmes avec des producteurs d’huile d’olive. Face, en effet, à la grande demande, les producteurs s’efforcent de produire de l’huile dans des conditions parfois, illégales. Alors, on essaie de le corrompre afin de l’acculer à fermer les yeux. On est allé apparemment jusqu’à le menacer. Et c’est cet élément qui allait être exploité par l’épouse, au moment où elle s’apprêtait à commettre l’irréparable. A vrai dire, la dame a acheté des produits barbituriques avant de les mélanger aux aliments et les faire manger à son mari. Après s’être rassurée de sa mort, elle a appelé son amant lequel l’a aidée à mettre le cadavre dans la malle arrière d’une voiture qui a pris la direction de Bouficha où le corps de la victime a été abandonné au pied d’un olivier. On voulait, en effet, faire comprendre aux enquêteurs que les producteurs d’huile d’olive de la région l’avaient tué. Mais, les deux amants ont oublié un détail à savoir que les enquêteurs ont découvert un bâton dressé à côté du corps. Vérification faite, il s’est avéré qu’il appartenait au cafetier qui l’utilise pour se protéger lorsqu’il est de garde au café. Finalement, le rideau est tombé et les deux amants ont été arrêtés. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com