Une moitié d’Israéliens prêts à partager Al-Qods





Le Quotidien-Agences Partager le pouvoir à Al-Qods avec les Palestiniens : la plupart des hommes politiques israéliens refusent même de l'envisager et n'osent pas briser ce tabou. L'opinion publique apparaît pourtant beaucoup moins timorée. Un sondage publié hier par le quotidien Yédioth Aharonoth révèle que pas moins de 49% des Israéliens se déclarent favorables à un compromis sur Jérusalem dans le cadre d'un accord de paix. Autrement dit, ils acceptent de voir un jour les Palestiniens prendre le contrôle des quartiers et des faubourgs arabes, alors qu'Israël maintiendrait sa souveraineté sur les quartiers juifs et le mur des Lamentations. Ce pourcentage, plutôt surprenant, met à mal une idée reçue selon laquelle seule une frange marginale de pacifistes pourrait accepter un tel compromis. Ce dossier est à ce point sensible qu’Al-Qods va de nouveau être un des thèmes centraux de la campagne électorale pour les législatives du 28 mars. Le premier ministre Ariel Sharon, qui a engagé un virage au centre en créant son propre parti, est attaqué sur ce front par Benjamin Netanyahu, son rival de droite, qui l'accuse de vouloir «diviser» Al-Qods. En 1996, face au candidat travailliste de l'époque Shimon Pérès, Benjamin Netanyahu avait déjà utilisé avec ce succès ce slogan qui avait fait peur à nombre d'électeurs.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com