Sarkozy s’en prend à Chirac et Villepin





Le Quotidien-Agences Le ministre de l'Intérieur français et président de l'UMP s'en est vivement pris hier au chef de l'Etat et à son Premier ministre, reprochant à l'un de se focaliser "sur les mots" et à l'autre d'être "loin du suffrage universel". Nicolas Sarkozy a tout d'abord répliqué au rappel à l'ordre sur son vocabulaire que lui a adressé Jacques Chirac. Le président de l'UMP a reproché au chef de l'Etat de se "focaliser sur les mots" qu'il a employés à propos des banlieues pour oublier les "maux" de la société française. "On se focalise sur les mots pour mieux oublier les maux, les vrais. On se focalise sur la dénomination pour mieux occulter la réalité", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une réunion avec les nouveaux adhérents de l'UMP. Pour le ministre de l'Intérieur, "celui qui brûle une voiture, c'est un voyou, c'est un délinquant, et il doit être traité comme tel". Il n'a cependant pas utilisé le terme de "racailles", qui avait choqué lorsqu'il l'avait employé le 26 octobre dernier à Argenteuil. La gauche et le ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des chances Azouz Begag l'avaient accusé d'avoir contribué à l'explosion de violence qui a débuté peu après dans les banlieues. Cette mise au point de Nicolas Sarkozy sur le vocabulaire politique faisait écho au rappel à l'ordre que lui a adressé Jacques Chirac en début de semaine. Concernant le Premier ministre, Nicolas Sarkozy a estimé hier dans une critique implicite contre Dominique de Villepin que les Français n'attendent pas un président "marchant au-dessus des eaux" et "loin du suffrage universel". "Je ne crois pas que les Français attendent un président pour la prochaine présidentielle absolument infaillible sur tous les sujets, comme marchant au-dessus des eaux parce que loin du suffrage universel", a-t-il lancé. Le Premier ministre, rival potentiel de Nicolas Sarkozy pour 2007, ne s'est jamais présenté à une élection. Nicolas Sarkozy a confirmé aux adhérents de l'UMP qu'ils voteront début 2007 pour désigner le candidat soutenu par le parti à l'élection présidentielle, conformément à la décision prise le 6 décembre dernier par le bureau politique. "Il y aura un candidat de notre famille politique à l'élection présidentielle, un seul", a précisé le président de l'UMP.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com