Transport : 60% des véhicules en circulation sont ultrapolluants…





Les résultats d’une série de campagnes menées par l’Agence Nationale de la Protection de l’Environnement (ANPE) ont révélé que 60% des véhicules circulant en Tunisie représentent le facteur majeur de la dégradation de la qualité de l’air. Tunis-Le Quotidien L’émission du gaz polluant par les moyens de transport en Tunisie tend à dépasser de loin la moyenne tolérée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les résultats des différentes campagnes de contrôle du niveau de pollution causée par les moyens de transport, toutes catégories confondues, révèlent que 60% du parc automobile en Tunisie est considéré très polluant et non conforme aux normes en vigueur en matière d’émission de gaz carbonique et d’autres substances polluantes telles que l’oxyde de l’azote et le soufre. Ces résultats ont été collectés à travers un nombre de stations de contrôle installées en 2004 dans plusieurs villes et qui ont permis de mesurer le taux de substances polluantes évacuées par les moyens de transport. L’opération a touché 4000 véhicules dans 5 villes, à savoir (le Grand Tunis, Sfax, Sousse, Gabès et Bizerte). 60% de cet échantillon de véhicules sont considérés non conformes aux normes tunisiennes. Les outils mis en place par l’ANPE pour mesurer la qualité de l’air ont permis, par ailleurs, de définir les zones qui sont concernées le plus par le phénomène de la dégradation de la qualité de l’air à travers l’émission du gaz carbonique. Bab Saâdoun, pour la région du Grand Tunis, constitue selon les résultats de l’enquête, l’endroit là où la pollution de l’air atteint son plus grand niveau. Cette localité considérée comme un point noir connaît quotidiennement un trafic intense à l’origine de l’émission d’un volume considérable de gaz polluants. Selon les mêmes études, la période allant de 7 heures à 10 heures trente du matin et celle 17 heures à 20 heures du soir connaissent une accélération du rythme d’émission du gaz causant par conséquent une dégradation plus rapide de la qualité de l’atmosphère. Le phénomène a été observé également d’une façon moins inquiétante mais toujours grave à Bizerte et à Gabès qui sont l’objet d’une pollution originaire de l’industrie de cimenteries, à Gafsa et à Kairouan qui sont confrontés à une pollution industrielle. Les résultats de ces investigations ont été en fait exploités pour mettre en place une stratégie visant à renforcer les réglementations destinées à lutter contre le phénomène de la pollution de l’air. Ceci sans compter les stations destinées à mesurer la qualité de l’air installées dans le Grand Tunis, à Sfax, à Bizerte et à Sousse et qui devront être renforcées par d’autres installations en 2006, à Gabès, Gafsa et Kairouan. H.G.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com