Forum de Manama : Rice asséne une nouvelle charge contre Damas





La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a profité du forum de Manama sur la démocratie pour asséner une nouvelle charge contre la Syrie qu'elle a accusée de violer les droits de l'homme. Le Quotidien-Agences "Nous continuons de soutenir les aspirations du peuple syrien pour la liberté, la démocratie et la justice", a déclaré Rice à l'ouverture du deuxième Forum de l'avenir, un cadre de discussion sur un projet américain controversé de réformes dans le monde arabe. "Nous aimerions voir la fin des détentions arbitraires de militants des droits de l'homme et pour la démocratie, y compris Kamal Labouani, et tous les prisonniers de conscience arrêtés pendant le +Printemps de Damas+", a-t-elle ajouté. C'est la troisième fois en cinq jours que Washington vole au secours de Labouani, fondateur du Rassemblement libéral syrien, arrêté mardi à son arrivée à l'aéroport de Damas en provenance des Etats-Unis où il avait été reçu à la Maison-Blanche. Labouani a déjà été emprisonné pendant trois ans pour avoir été actif dans le cadre du "Printemps de Damas" qui a suivi l'accession de Bachar al-Assad à la présidence en juin 2000. Son arrestation a été annoncée par l'organisation arabe des droits de l'homme. Aucune réaction à cette attaque n'est venue pour le moment de Damas, dont les autorités, accusées dans un rapport d'enquête de l'Onu sur l'assassinat de l'ex-dirigeant libanais Rafic Hariri, sont dans la ligne de mire de l'administration du président George W. Bush. Dans l'avion qui la conduisait au Proche-Orient, où elle a entamé avant-hier une tournée de quatre jours, Rice a affirmé que la Syrie continuait à ne pas coopérer à l'enquête sur cet assassinat. "La résolution (1636 de l'Onu) ne pouvait pas être plus claire. Ce qui y était le plus détaillé, c'était ce qui était attendu des Syriens", a-t-elle déclaré. Rice a effectué avant-hier une visite surprise en Irak, où elle a encouragé à la participation des Irakiens, spécialement des Arabes sunnites, au processus politique, à cinq semaines des élections législatives. Devant le forum de Manama, elle a de nouveau condamné les attentats ayant frappé la Jordanie, proche alliée des Etats-Unis, faisant 57 morts Ces trois attentats suicide commis contre des hôtels d'Amman et revendiqués par la branche irakienne d'Al-Qaïda dirigée par le Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui "soulignent une fois encore l'urgence de notre travail pour trouver une réponse à l'idéologie de la haine qui est à l'origine de ces actes de violence". Elle a salué par ailleurs les progrès des réformes engagées en Irak, en Afghanistan, en Egypte, au Koweït, au Liban et dans les territoires palestiniens depuis le lancement du projet américain controversé de démocratisation du monde arabe et musulman.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com