Gouvernement libanais : Bras de fer entre le Hezbollah et la majorité





Beyrouth-Agences Les rapports du Hezbollah, chiite pro-syrien avec les autres composantes de la majorité au sein du gouvernement libanais, sont de plus en plus tendus à mesure que les pressions internationales s'intensifient sur la Syrie. L'ancien ambassadeur du Liban aux Etats-Unis, Simon Karam, affirme que le Hezbollah, qui refuse de désarmer en dépit des injonctions internationales, n'envisage pas de quitter le gouvernement, mais veut sa chute. "Le Hezbollah va durcir ses positions contre (le Premier ministre) Fouad Siniora au fur et à mesure que s'accroît la pression internationale sur la Syrie", estime Karam. Damas est sommé par le Conseil de sécurité de livrer au moins six responsables, dont deux proches du chef de l'Etat Bachar al-Assad, à la commission internationale d'enquête de l'Onu pour être interrogés sur les circonstances de l'assassinat de Rafic Hariri. Le parti chîte "cherche l'implosion du gouvernement" et "ne cédera pas devant la majorité dirigée par Saad Hariri", fils de l'ancien Premier ministre libanais, tué dans un attentat le 14 février à Beyrouth, ajoute Karam. "Le Hezbollah a décidé de prendre le gouvernement en otage et sa colère contre lui ira crescendo au fur et à mesure que Siniora tentera de se libérer de cette emprise", souligne-t-il. Un diplomate arabe, qui a demandé à garder l'anonymat, affirme que "le Hezbollah va continuer à pratiquer la politique de la carotte et du bâton", avec le gouvernement Siniora, "en fonction de l'intensité des pressions internationales exercées sur la Syrie". Les ministres du Hezbollah s'étaient retirés samedi d'une réunion du conseil des ministres, qui avait mis à son ordre du jour l'examen d'un discours du président syrien critiquant vivement Siniora.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com