Wahid Alioua (D.T.N. de la F.T.T.) : «Au-delà de nos attentes»





L’équipe de Tunisie a réalisé un très beau parcours dans la Coupe d’Afrique des Nations qui s’est déroulée la semaine écoulée à Tunis. Wahid Alioua, le directeur technique national auprès de la fédération tunisienne de Tennis, s’est déclaré heureux de ces résultats. Néanmoins, il estime que le chemin est encore long pour former des joueurs encore plus performants. On l’a rencontré après cette CAN. * Peut-on dire que les objectifs de départ fixés avant le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations ont été atteints ? Je dirai même plus ! Je considère que nous avons dépassé nos prévisions. Avant la CAN, on visait une médaille d’or chez le simple dames avec Selima Sfar et une place sur le podium avec Malek Jaziri. Ces deux buts ont été atteints puisque Selima Sfar a gagné une médaille d’or et Malek Jaziri a remporté une médaille d’argent. En outre, nous avons réussi un bel exploit de remporter la médaille d’or par équipes et qui permit entre autres à Malek Jaziri de prendre sa revanche sur Lamine Ouahab. Enfin, Waïl Kilani, qui n’a encore que 17 ans, s’est bien affirmé et a constitué la très bonne surprise de ce tournoi. * Revenons à la finale du simple messieurs. Qu’est-ce qui a manqué à Malek Jaziri pour battre Lamine Ouahab ? Je pense que Malek Jaziri a mal géré son jeu. Alors que Lamine Ouahab s’est montré plus lucide, a davantage varié son jeu et a maîtrisé son rythme, Malek Jaziri a fait preuve d’une certaine précipitation qui l’a poussé à commettre plusieurs fautes directes et a gaspillé un bon nombre de points. * En féminines, on a l’impression que derrière Selima Sfar, il n’y a pas une relève totalement assurée ? Effectivement ! Nous souffrons d’une grande insuffisance au niveau des jeunes filles que nous devons combler. Ensuite pour les jeunes garçons, ils doivent participer à un plus grand nombre de tournois pour progresser. * De gros efforts restent donc à faire ? Absolument ! Je suis quelqu’un que les résultats — même très positifs — n’aveuglent pas. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire. Cependant, il ne faut pas oublier qu’être champion d’Afrique, ce qui est intéressant en soi, avec seulement 4 mille licenciés, constitue un bel exploit. Par comparaison, le Maroc par exemple compte 20 mille licenciés alors qu’en France on trouve un million cent mille licenciés. En bref, nos moyens restent modestes et limités, et sur ce plan nous devons multiplier nos efforts pour amener les jeunes au tennis. * Quel est le programme maintenant ? Il y a les trois «Futures» à disputer respectivement à Monastir, à Sfax et peut-être à Tunis. Puis nous avons pour chaque joueur un programme individuel qu’on est en train de mettre au point pour leur permettre de disputer le maximum de tournois. ABDELLATIF


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com