Les TIC pour réduire la fracture… de la pauvreté





A l’ordre du jour de bon nombre d’ateliers et de conférences qui se tiennent en marge du SMSI, la réduction de la pauvreté se pose comme un défi majeur sur lequel les débats sont loin de déboucher sur un consensus quant à la méthode à mettre en œuvre pour la concrétiser. Au programme des événements parallèles tenus hier au Kram, une conférence consacrée au rôle des TIC dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Palexpo — Le Kram Pour que les TIC soient au service du développement économique, il faut tout d’abord réduire la fracture qui réside au niveau de l’utilisation de ces technologies. Telle était l’idée fondamentale défendue au cours de cette conférence. Organisée par un certain nombre d’ONG internationales œuvrant dans le domaine du développement humain, cette conférence a mis plusieurs points d’interrogation sur le chemin à suivre dans le processus global visant à combattre le fossé numérique dans le monde. Prof. Natacha Gospic, de l’Université Quinsy de l’Australie, a présenté un exposé sur la place du Genre dans les programmes de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). Elle a fait remarquer que le problème couramment évoqué, lorsqu’on est face à un projet à mettre en œuvre, concerne le volet du financement. «La question du Genre et la place de la femme dans les différentes stratégies passent en second lieu alors que chaque fois que la femme est exclue des débats sur les projets les résultats sont réduits de moitié», souligne-t-elle. Et d’ajouter que «la responsabilité de l’UIT est de faire passer la question du Genre au centre du débat car, jusqu’ici, on n’entend que de simples déclarations qui ne passent pas à l’acte». Le problème de la pauvreté et son rapport avec la fracture numérique doit se poser selon la conférencière en étudiant le taux d’accès de la femme aux TIC. La fracture numérique pose ainsi la problématique de l’utilisation des technologies de la communication et de l’information par la femme dans le monde. L’universitaire note à ce propos que des études effectuées en la matière ont dévoilé une situation décevante, puisque la population de femmes utilisatrices des TIC ne représente que 40% de la population globale. Une fracture d’utilisation des outils de communication qui tend à aggraver davantage la fracture numérique. Au sujet de la pauvreté, ce facteur qui représente un grand handicap devant l’édification d’une société globale d’information, Dr Djo Tacchi, de l’UNESCO, a évoqué la nécessité de mesurer les différentes composantes de ce fléau. «La pauvreté provoque toujours un sentiment de frustration chez l’individu dû à l’absence de l’égalité de chances et au faible revenu. Pour pouvoir résoudre le problème de la fracture numérique, il faut discuter ce concept en impliquant les différents facteurs qui l’entourent. Il faut interpréter les causes et les conséquences de cette fracture», a-t-elle indiqué. La fracture numérique est une cause principale de l’indépendance économique des pays et des communautés défavorisées. La nouvelle économie, dans laquelle les technologies de l’information et de la communication sont des outils qui permettent de réduire au maximum la dimension du temps et de l’espace, a besoin de rapports d’échange égalitaires entre les pays et les populations. Cela nécessite une familiarisation de toutes les parties avec ces outils. «C’est un objectif qui ne peut être atteint que lorsque la fracture de l’utilisation des TIC est résolue», a affirmé Pr R.Schoulds au terme de sa communication traitant du «comment» et du «pourquoi» faut-il combattre la pauvreté pour construire la société de l’information… Hassen GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com