Officiel Un congressman demande un retrait immédiat de l’Irak





Douze GI’s tués en deux jours Un parlementaire démocrate américain, John Murtha, a présenté hier la première proposition officielle de retrait “immédiat” des troupes américaines d’Irak, parce que “les Etats-Unis ne peuvent plus rien accomplir militairement”, dans ce pays. Ceci alors que sur le terrain, douze GI’S ont été tués en deux jours accentuant les pressions sur George W. Bush. Le Quotidien - Agences “Je crois qu’avant les élections irakiennes prévues à la mi-décembre, le peuple irakien et le prochain gouvernement doivent être avertis que les Etats-Unis vont immédiatement se redéployer”, a déclaré Murtha, lui-même ancien combattant au Vietnam et un des responsables du budget de la Défense à la Chambre des représentants. Sa proposition de résolution vise à déclarer que “le déploiement des forces américaines en Irak est (...) terminé, sur ordre du Congrès”. Elle prévoit le positionnement d’une force de réaction rapide dans la région et exige que Washington poursuive ses efforts pour la sécurité et la stabilité de l’Irak “par la diplomatie”. La Maison Blanche a lancé "une guerre des mots" intense pour tenter de faire taire ses détracteurs qui l'accusent d'avoir manipulé le renseignement avant la guerre en Irak. * Bush réagit Pour sa part, le président américain George W. Bush a qualifié d'"irresponsables" les critiques selon lesquelles il aurait délibérément trompé le Congrès américain et la population au sujet de la guerre en Irak. "Je m'attends à des critiques mais quand les démocrates disent que j'ai délibérément fourvoyé le Congrès et la population, c'est irresponsable", a déclaré Bush à Gyeongju, en Corée du Sud, après une rencontre avec son homologue sud-coréen Roh Moo-Hyun. Depuis vendredi, la Maison Blanche, sur la défensive, utilise une technique de communication d'ordinaire réservée aux périodes de campagnes électorales, en diffusant à la presse des communiqués intitulés "pour qu'il n'y ait aucune confusion possible", dans lesquels l'administration Bush s'applique à répondre point par point à ses critiques, et à montrer leurs contradictions, citations à l'appui. Quatre de ces communiqués ont été diffusés. Deux sont adressés à des sénateurs démocrates, Edward Kennedy et Carl Levin. Deux autres tentent de déminer des articles ou éditoriaux parus dans le Washington Post et le New York Times vendredi et mardi. * Accusations mutuelles Dans cette bataille médiatique, surnommée la "guerre des mots" par la presse, l'administration Bush et le parti démocrate s'accusent mutuellement de vouloir réécrire l'Histoire. Selon les démocrates, l'administration Bush a, avant 2003, exagéré la menace du programme d'armement irakien et grossi d'hypothétiques liens entre Bagdad et le terrorisme pour justifier une guerre qu'elle avait prévue depuis longtemps. La Maison Blanche répond que tous les responsables avaient accès aux mêmes informations du renseignement et renvoie les élus à leur vote de l'époque, favorable à la guerre. Après le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld mardi, le vice-président Richard Cheney, critiqué de toutes parts depuis l'inculpation de son directeur de cabinet Lewis Libby dans une affaire liée au dévoilement de l'identité d'un agent de la CIA et au déclenchement de la guerre en Irak, est sorti mercredi de son silence pour défendre l'administration Bush.Il a qualifié les accusations provenant des sénateurs démocrates de "malhonnêtes" et "condamnables". Parmi les raisons invoquées pour justifier l'invasion de l'Irak, il a cité notamment la "menace" constituée par Saddam Hussein, son "passé" d'armes de destruction massive et les "meurtres de masse" qu'il avait commis. Mais il n'a pas parlé des liens entre les terroristes du 11 septembre 2001 et l'Irak qu'il invoquait à l'époque pour justifier l'invasion. Mardi, le Sénat a placé le président sous surveillance en exigeant des rapports réguliers sur l'Irak. Les démocrates et certains républicains se prononcent de plus en plus ouvertement pour un retour rapide des soldats, poussés par l'opinion publique et les sondages. Sur le terrain, un soldat américain a été tué hier au nord de Bagdad lors d’une attaque à l’armes légères, a annoncé l’armée américaine. Quatre autres soldats ont été blessés dans l’attaque, a-t-on ajouté. Il s’agit du douzième soldat tué en trois jour en Irak. La veille sept soldats ont été tués dont cinq marines dans des combats dans une loclité frontalière de la Syrie. Quatres sont mort mardi dans des attaques à Bagdad.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com