Mauvais traitements: Le ministre irakien de l’Intérieur fait son mea culpa





Le Quotidien-Agences Le ministre irakien de l'Intérieur, Bayane Baqer Soulagh, a confirmé que sept cas de torture avaient eu lieu dans le centre de détention de Bagdad qui abrite, selon lui, "les terroristes les plus dangereux". Le ministre, qui était flanqué des principaux généraux de police, a admis lors d'une conférence de presse qu'il y a eu "sept cas" de torture dans ce centre. "Sur les 170 à 176 détenus, sept portent des traces de coups. Tous ceux dont la responsabilité sera prouvée dans ces brutalités, seront sanctionnés, selon la loi", a-t-il déclaré. "Il y a eu toutefois une exagération. Un détenu chiîte handicapé a été présenté comme étant atteint de paralysie des suites de tortures, ce qui est totalement faux", a ajouté Soulagh. Il a affirmé que les détenus de ce centre sont "tous des criminels et des terroristes". Parmi eux, il y a des combattants étrangers d'al-Qaïda, a-t-il dit en brandissant leurs cartes d'identité et leurs passeports. "Ce sont les terroristes les plus dangereux", a martelé le ministre irakien. Selon lui, les détenus ne sont pas tous sunnites. "Un chiîte, qui est un des chefs des groupes terroristes extrémistes, fait partie de ces détenus. Il est responsable de quatre attentats à la voiture piégée qui ont fait 66 morts civils", a-t-il affirmé. Le ministre a assuré que tous les détenus de ce centre "ont été arrêtés en respectant la procédure judiciaire et font l'objet de mandats d'arrêt émis par des juges". Il a nié que ce centre de détention soit clandestin. "C'est un centre officiel connu, qui abritait auparavant les bureaux de l'ancien ministre de l'Intérieur Falah al-Naqib", a affirmé Soulagh ajoutant qu'"il compte un juge et des enquêteurs et est géré par des officiers irakiens". "Ce n'est pas du tout un repaire de Badr (la milice chiîte relevant du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak) ou d'agents iraniens. Toutes les informations en ce sens sont dénuées de tout fondement", a-t-il dit. Des responsables sunnites ont accusé des miliciens chiîtes ou des agents iraniens de gérer ce centre. Le ministre de l'Intérieur a appelé la presse et les organisations de défense des droits de l'homme à "visiter les centres de détention en Irak".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com