Lassaâd Ouertani : «La qualification pour vaincre la colère de nos supporters»





Lassaâd Ouertani s’est dépensé cette saison avec une régularité de métronome. Il négocie ce soir la sortie du stade des Arab Contractor’s avec le même allant et la même confiance, même si le résultat de l’aller (0-0) ne donne aucun avantage à son club. N’avez-vous pas le sentiment d’avoir compromis en partie vos chances en concédant le nul à la première manche? Non, loin s’en faut. Nos chances demeurent intactes face à un rival à notre portée. Ce (0-0) n’est pas en effet un si mauvais résultat et la victoire de l’équipe nationale mercredi en Egypte, dans le même stade où nous rencontrons ce soir l’ENPPI, représente une motivation supplémentaire. Vous avez multiplié, le 9 novembre, les maladresses devant le but adverse malgré les nombreuses occasions offertes? Vous savez, parfois la chance vous sourit et vous rencontrez alors un taux de réussite ahurissant. C’est la cas de notre sortie devant le C.A Bizertin (4-0). Au match aller, nous avons beaucoup travaillé devant les bois adverses. En vain. Les données sont dès lors claires: il nous faudra, coûte que coûte, marquer ce soir. Comment avez-vous trouvé votre adversaire égyptien? Son classement (troisième) en championnat d’Egypte démontre que c’est du solide. Mais avec un maximum de sérieux et de concentration, on peut étaler au grand jour les limites de l’ENPPI et accéder aux quarts de finale, parmi les grands du monde arabe, ce qui serait un acquis non négligeable. Admettez, Lassaâd Ouertani, que votre public mais aussi vos dirigeants vous attendent au tournant pour les raisons que vous connaissez? Il nous faut faire taire la colère de nos supporters et mettre un terme à la polémique née après le match de la Marsa (1-1, trois jours après une grève de l’entraîneur) et après le match d’El Menzah face aux Egyptiens (au cours duquel les Rouge et Blanc arboraient un brassard noir NDLR). Nous sommes tous conscients que nous jouons gros ce soir. On vous annonce inscrit sur le calepin du sélectionneur Roger Lemerre. Cela doit vous faire plaisir? Bien évidemment. Quel joueur au monde ne voudrait pas participer à deux compétitions aussi médiatisées et prestigieuses que la Coupe du monde et la Coupe d’Afrique. Je fais de mon mieux pour mériter un jour la sélection et il faudra que je continue sur le même rythme dans le reste de la saison. D’autant qu’avec votre alter-ego, Wissam Ben Yahia, vous formez une paire de demis récupérateurs considérée par beaucoup la meilleure du pays? Kamel demande à Ben Yahia d’être un peu plus offensif que moi. A mon avis, Wissam mérite encore davantage que moi d’intégrer les files de l’Equipe nationale, surtout qu’il est jeune et plein de santé et de vitalité. Il me décharge de beaucoup de tâches obscures au milieu et abat un volume de travail monstre. Laissons-le partir avant moi pour l’équipe de Tunisie (rires). Propos recueillis par S.R.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com