Irak : Des dizaines de morts dans des attaques tous azimuts





Au moins 30 personnes ont été tués hier dans une attaque suicide à Bagdad, la deuxième dans la capitale. Auparavant, treize personnes ont été tuées et 20 blessées dans une attentat similaire perpétré sur un marché populaire. Le Quotidien - Agences Au moins trente personnes ont été tuées et 40 blessées hier dans une attaque suicide à la voiture piégée contre une tente de condoléances, à Abou Saïda, au nord-est de Bagdad. Selon des témoins, le chef du conseil municipale de la ville figure parmi les morts ainsi que ses deux frères Toujours à Bagdad,une voiture bourrée d'explosifs, stationnée sur la place du marché de Jisr Diyala (sud de la capitale), a explosé au milieu des habitants du quartier venus acheter légumes et produits quotidiens, selon le ministère de l'Intérieur. Toutes les victimes, morts et blessés, sont des civils, dont des femmes et des enfants, a-t-on précisé. Le 12 novembre dernier, une attaque à la voiture piégée sur un marché dans un quartier du sud-est de Bagdad avait tué quatre femmes et blessé 40 personnes. Peu après l’attaque à Jisr Diyala, une autre voiture piégée a explosé dans une rue commerçante du centre de Bagdad au passage d'une patrouille de la police. Treize personnes ont été blessées, dont trois policiers, selon des sources hospitalières. A Baaqouba, deux policiers et un passant ont été tués et cinq personnes blessées hier dans une attaque menée par des hommes armés contre un barrage de la police à Baaqouba, à 60 km au nord-est de Bagdad, a-t-on appris de source policière. L'attaque, a-t-on précisé, a été menée à l'arme automatique et à la roquette. Au moins trois roquettes ont été tirées sur le barrage. * Condamnation Avant-hier, trois attaques-suicide dans le nord-est de l'Irak et à Bagdad avaient fait au moins 81 morts et une centaine de blessés, un des plus lourds bilans depuis la chute de Saddam Hussein, en 2003. Hier, à Khaneqin, près de la frontière iranienne, à 170 km au nord-est de Bagdad, où 78 personnes ont été tuées et 90 blessées dans des attentats contre deux mosquées, des femmes éplorées, et des vieillards courbés sous la douleur, sont venus en nombre se recueillir sur les décombres de ce qui fut leur grande mosquée . Pendant ce temps, les bulldozers s'activaient à déblayer les gravats pour retrouver des victimes encore ensevelies. "Que Dieu les punisse, que Dieu vienne à notre secours", hurlait hier une femme en se frappant le visage. De la grande mosquée, une ancienne bâtisse construite en pierres et qui faisait la fierté de ces kurdes chiîtes de la secte des Faylis, il ne reste que quelques pans de murs. L'entrée est totalement défoncée et une grande partie du toit s'est écroulée sur les occupants. Le Parti islamique, principale formation politique sunnite irakienne, a condamné hier dans un communiqué les attentats de vendredi qui ont visé essentiellement des chiîtes, en soulignant qu'il dénonce "ces actes criminels comme toute attaque visant des Irakiens". Il a ajouté qu'il "condamnera toujours les terrorisme". Un troisième attentat, perpétré par deux kamikazes à bord de voitures piégées, avait été commis avant-hier dans un quartier sud de Bagdad, près d'un hôtel fréquenté par des étrangers et d'un centre de détention du ministère de l'Intérieur où des prisonniers maltraités ont été découverts il y a quelques jours. Six personnes avaient été tuées.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com