Institut supérieur des avocats : Pleins feux sur les conditions d’accès, les programmes et les spécialités





Fruit de huit mois de discussions au sein d’une Commission spéciale, le projet de loi relatif à la mise en place de l’Institut supérieur des avocats sera prochainement soumis à un Conseil des ministres. Tunis - Le Quotidien Le projet de loi détermine la nature juridique de l’Institut supérieur des avocats qui constitue l’une des plus importants réformes de la profession d’avocat, annoncées par le Chef de l’Etat. L’institut représente une entreprise à caractère public et administratif qui œuvre dans le domaine de la formation des avocats. Une nature qui permet au Conseil de l’ordre des avocats de participer à la gestion des affaires de l’Institut par le biais d’un représentant au sein du Conseil scientifique de cet établissement. Un concours annuel ouvert aux maîtrisards en droit constitue la principale condition d’accès à l’Institut. Des privilèges seront octroyés aux candidats titulaires de mastères et de DEA. La durée des études a été fixée à une année. Les programmes retenus touchent à plusieurs branches et spécialités (droit maritime, droit international, droit fiscal, consultations juridiques) dans le cadre d’une formation de base. Au bout d’une année, les études sont couronnées par le certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA). Les cours d’informatique et de langues vivantes seront également dispensés aux étudiants afin de mettre les avocats tunisiens au diapason des mutations internationales inhérentes à la mondialisation. A l’horizon 2008, des centaines de bureaux d’avocats étrangers s’installeront en Tunisie. La concurrence sera, en effet, rude entre les avocats tunisiens et leurs pairs étrangers. Raison pour laquelle d’ailleurs, les titulaires du CAPA pourraient se spécialiser en droit des affaires, droit fiscal, droit privé... L’Institut assurera également la formation continue des avocats dans les diverses spécialités ainsi qu’en matière de nouvelles technologies de l’information et de la communication. Une Commission composée de représentants du ministère de la Justice et des droits de l’Homme, du ministère de l’Enseignement supérieur et du Conseil de l’Ordre des avocats s’est penchée depuis avril 2005 sur les modalités pratiques de la mise en place de l’Institut qui servira à unifier les procédures d’accès la profession d’avocat souffrant depuis plusieurs années d’un grand “dumping”. Le nombre total d’avocats inscrits au barreau s’élève, selon les dernières statistiques, à plus de quatre mille. Walid Khefifi


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com