Processus politique : Un général U.S. pour une implication de la Résistance





Un général américain a jugé important d'inclure certains éléments de la Résistance en Irak dans le processus politique, alors que l'Administration américaine évoque de plus en plus ouvertement une prochaine réduction de ses troupes dans ce pays. Le Quotidien-Agences Le général Rick Lynch, porte-parole de la force multinationale en Irak, s'est félicité des résultats de la réunion inter-irakienne tenue au Caire car elle a préconisé d'inclure certains groupes de Résistants dans les conversations politiques, et a reconnu l'importance de bien distinguer entre les différentes factions de la résistance. Ecartant les combattants venus de l'étranger et les nostalgiques du président déchu Saddam Hussein, il a estimé que "les opposants armés irakiens, qu'ils soient sunnites ou chiites, devraient pouvoir être impliqués dans le processus politique et faire partie de la solution et non pas du problème". "Aussi, les efforts entrepris au Caire devraient être poursuivis avec cette perspective en tête", a-t-il dit à Bagdad. Afin de ne pas interférer dans les efforts du gouvernement irakien pour parler aux Résistants, les GI's limitent leurs activités aux groupes insurgés les plus violents, selon lui. "Nous n'agissons que contre ceux qui se préparent à des actions hostiles contre les forces de la coalition, les forces irakiennes ou les civils irakiens", a-t-il précisé en affirmant que le groupe Al-Qaïda en Irak avait été durement frappé par les offensives américaines. Le général Lynch a indiqué que les GI's resserraient l'étau autour du chef de ce groupe, l'islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, disant espérer le voir capturé ou tué "dans le futur proche". Les troupes américaines doivent retomber à 138.000, selon le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. Pour descendre au dessous de cette barre, aussi bien Rumsfeld que Rice ont assuré qu'il fallait que les forces de sécurité irakiennes prouvent qu'elles sont capables de "tenir le pays". Mais l'Administration américaine continue toujours d'écarter l'idée d'un calendrier de retrait précis pour ne pas risquer de renforcer l'insurrection. Un appel pour un tel calendrier a été lancé lundi à la réunion inter-irakienne du Caire. Cette question promet d'être au cœur de la conférence de réconciliation irakienne prévue pour février-mars à Bagdad.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com