S.T. : Robertinho se veut ferme, mais…





L’ambiance redevient morose au Bardo, surtout que la défaite de lundi dernier place le club dans une situation alarmante. Y a-t-il eu une réaction ? Oui, mais seulement du côté des supporters. Le public stadiste n’a pas caché sa colère mercredi dernier aux entraînements. Les joueurs ont été hués et insultés et même si l’entraîneur a été, cette fois-ci, épargné, ce ne fut pas le cas pour les dirigeants, ce qui a contraint M. Mohamed Acheb, le président du club, à se retirer et à quitter les lieux alors qu’il comptait tenir une réunion avec les joueurs et le staff technique. * Indiscipline révoltante Malgré les résultats en dents de scie et la crise, le comité directeur continue à faire confiance à Robertinho, l’actuel entraîneur. Par contre, c’est ce dernier qui n’est pas content. Il a longtemps fraternisé avec les joueurs, mais il semble qu’ils ont pris sa gentillesse pour une faiblesse et les débordements n’ont pas manqué. D’ailleurs, cela se voit sur le terrain, là où les joueurs montrent une indiscipline tactique révoltante et se mettent à jouer comme il leur plaît. Contre l’EOGK, ce fut le cas de Salhi, Touniche et Khammar entre autres, ce qui n’a pas manqué de faire mal à l’équipe. Robertinho exige à présent des dirigeants plus de fermeté et propose même des sanctions contre certains joueurs. Pour le moment, Mohamed Acheb ne branche pas, lui qui essaie souvent d’avoir un rôle de conciliateur alors que la situation actuelle ne permet plus une telle tolérance. Côté joueurs, nul ne peut se vanter d’être irréprochable, surtout les défenseurs (n’est-ce pas Salhi et Khammar ?) qui semblent évoluer avec une indifférence surprenante. Seront-ils les premiers à être sanctionnés par un bureau directeur qui ne se réunit même pas ces derniers temps ? On attendra encore quelque temps pour en savoir plus, mais une réaction ferme et rapide s’impose avant d’aborder un marathon terrible qui verra l’équipe se déplacer cinq fois en huit journées et disputer le prochain match de coupe en déplacement, à Jendouba. L’optimisme est de moins en moins de mise, mais ou ne désespère pas de voir l’équipe réagir dès ce dimanche à Bizerte. Elle a les moyens pour y parvenir à condition de se donner à fond, ce qui n’est pas le cas maintenant. Kamel ZAIEM __________________________ Roberti… non! D’habitude, l’entraîneur stadiste se soumet volontiers aux questions des médias et on l’a vu à plusieurs reprises prendre la parole malgré ses limites linguistiques. Lundi dernier, il a innové en évitant de parler: “Non, je préfère me taire cette fois-ci”. Le coach stadiste a eu raison de le faire. Avant, son équipe jouait bien mais ne marque pas de buts. Après, elle s’est améliorée avec des buts et du beau jeu. L’espace de deux matches, elle n’a pas bien joué mais elle a marqué. Lundi dernier, il n’y a eu ni de beau jeu, ni d’efficacité et la défaite était au rendez-vous. Et comme le lexique de Robertinho ne comporte pas les mots médiocrité, indifférence ou même manigance, il a préféré le pauvre, garder le silence! K.Z.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com