Niveau 1 – Dames (Les 3 coups) : La saison du vrai décollage





Nous y voilà enfin à l’orée de la nouvelle saison footballistique pour les féminines qui n’ont que trop chômé et piaffent d’impatience afin de reprendre leur activité. Cette nouvelle saison (2005-2006) promet d’ailleurs d’être aussi disputée et aussi indécise que la précédente, d’autant que tous les protagonistes, ou presque, ont préparé le nouvel exercice, animées des meilleures intentions et armées des ambitions les plus farouches. Qui, parmi les douze protagonistes prenant le départ de cette nouvelle saison succédera-t-il à l’UST championne en titre ? Ou bien cette dernière parviendra-t-elle à garder son sceptre pour être couronnée une seconde fois ? Qu’ont préparé les Keffoises, les Sahéliennes (vainqueurs de la coupe), les Stadistes, les Tacistes, les Sfaxiennes (une forte «coalition» de trois formations) et autres Universitaires du Bardo pour contrecarrer les Ustiennes et les détrôner de leur piédestal ? Une chose est sûre en tout cas, tout le monde aurait sûrement profité de la longue trêve afin de préparer comme il se doit ce championnat et entamer la compétition dans les meilleures prédispositions. * Réussir le départ C’est le vœu, ou plutôt l’intention bien avouée des douze concurrents qui s’aligneront sur la ligne du départ ce samedi pour un long parcours de vingt-deux journées. C’est en effet en grande partie de la réussite du démarrage que dépendra la suite de la compétition. A l’arrivée il n’y aura cependant qu’un seul et unique lauréat sur le podium. Un lauréat à chercher parmi un quintette qui a démontré de très belles prédispositions tout au long de l’exercice écoulé. Le champion sortant, l’UST, sera bien entendu en tête de liste. Les Ustiennes ont pratiquement gardé tout leur effectif, puisqu’à l’exception de leur milieu de terrain Amira Béjaoui, les protégées de Nabil Ben Salah, reconduit et épaulé désormais par l’ex-coach des Stadistes Tarek Barrani, ne déplorent aucune autre défaillance. Mieux encore, les championnes en titre enregistrent l’arrivée de quelques jeunes éléments issus des cadettes qui seront lancés dans le bain afin d’assurer la relève et venir épauler les Yosr Toubene, Hasna Ben Amor, Samira Barhoumi, Dhikra Gomri, Fatma Lahmar et autres Dhoha Baccouchi. En tout cas il faut s’attendre à voir les Ustiennes défendre chèrement leur acquis. Mais la concurrence s’annonce toutefois des plus rudes, à commencer par l’ASF Sahel qui a terminé en seconde position l’année dernière. Le détenteur de la coupe (vainqueur en finale du champion en titre) cherchera bien évidemment à faire mieux cette saison, il aspire tout simplement au titre qu’il a loupé d’un cheveu. Or, les Soussiennes risquent de souffrir de la reprise tardive des entraînements. Elles sont perdu de surcroît leur gardienne titulaire, un rouage essentiel dans le dispositif préparé par le coach Mohamed Ben Afia. Certes, sa suppléante Hanene Frad n’a rien à envier à sa partenaire, partie tenter sa chance en France, mais les Sahéliennes manqueront assurément de solution de rechange, du moment que leur seconde gardienne, encore jeune, manquera terriblement de métier. L’entraîneur Ben Afia aura toutefois le bonheur, le privilège également, de compter non seulement sur ses principales titulaires de la saison écoulée, mais aussi sur une bonne pléiade de jeunes joueuses pétries de qualités et qui viendront étoffer un effectif déjà riche en individualités. On pense essentiellement à Mariem M’barek, Imene Aouichaoui (la meilleure buteuse du championnat précédent), Sarra Slim, Sana Oun, Ahlem Hammami, Nada Zanina et autres Ines Laabidi. * Rompre avec les mauvaises habitudes Dans le chapitre des favoris, on ne peut certainement pas manquer d’y inclure l’ISSEPC Kef. Le club-phare du nord-ouest est à créditer d’une fort belle prestation au cours de la saison dernière. Et s’il a raté finalement la plus haute marche du podium se contentant en fin de compte du trophée du fair-play, il n’a qu’à s’en prendre à lui-même pour avoir trébuché au moment où on s’y attendait le moins. Au contraire de leurs rivales tunisoises et soussiennes, les Keffoises ont gardé tout leur effectif intact, à sa tête son chef de file Nassima Abidi et ses «lieutenants» Houda Bouhouch, Ihsen Zouaoui et Amel Laâbidi, pour ne citer qu’elles. Il faut donc compter avec les Keffoises cette année. Parmi les autres candidats aux premières loges, on ne manquera certainement pas de citer le TAC et le ST. Le premier, surtout, aura été pénalisé l’année dernière par un départ laborieux qui lui a coûté de précieux points qui lui auraient permis de contester la suprématie de ses concurrents. En tout état de cause, son retour tonitruant durant la seconde phase nous laisse croire qu’il aura son mot à dire pour la nouvelle saison qu’il entame avec tous ses atouts. En premier lieu la talentueuse Intidhar Dhifi, une attaquante virevoltante et bonne technicienne, mais qui a malheureusement tendance à pécher par un individualisme qui nuit souvent au collectif. Les Tacistes ont par ailleurs d’autres atouts dans leur manche, à l’instar de Marwa Chebbi (une foudroyante gauchère), Aya Jabnoun et Rafika Laâbidi. Quant au ST, et bien il n’arrive pas concrétiser ses ambitions, encore moins les espérances de ses responsables. Malgré la richesse de son effectif, le club bardolais a fait preuve d’irrégularité, voire de trop de laxisme pour rentrer trop tôt dans les rangs, se contentant de jouer les outsiders. En sera-t-il de même encore cette année ? * On se bousculera derrière Hormis les clubs précités, les autres protagonistes se contenteront vraisemblablement de se disputer les places d’honneur. Mais attention, des formations comme le CU Bardo, l’ASF Sfax et à un degré moindre le SUC (Sfax) et l’USMA peuvent jouer les trouble-fêtes et réussir quelques coups d’éclat. Restant enfin trois dernières formations, l’US Siliana, le SF Sfaxien et le CP Marsa. A priori ces trois protagonistes n’ont pas les moyens de rivaliser avec les autres concurrents, mais sait-on jamais. On pense particulièrement au SF Sfaxien, un néo-promu apparemment aux dents longues et aux ambitions assez dévorantes. Le troisième larron sfaxien a survolé carrément la compétition du niveau II tout au long de l’exercice écoulé et pourrait ainsi nourrir quelques espoirs... Mansour AMARA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com