Basket J.S.K. – U.S.M. (83-82) : A la loterie des lancers-francs





A l’issue d’un match techniquement moyen mais d’une grande intensité émotionnelle, la JSK a remporté la supercoupe inhérente à l’exercice écoulé. Il s’agit pour les Kairouanais de leur deuxième trophée pour le compte de la troisième édition dans sa nouvelle version, après une longue mise en veilleuse de cette épreuve. La rencontre fut, de bout en bout, très disputée et ceux qui qui lui prédisaient un caractère honorifique avaient bien tort, au vu de l’âpreté des débats et de l’engagement effréné des joueurs, à l’image d’un Habib El-Ouaer hyper nerveux et impulsif. Les 7’ initiales furent équilibrées, jusqu’à ce que l’USM ait pris une avance au score de 7 points (11-18 puis 14-21 à 2’30’’ de la fin du premier quart-temps). Mais grâce à l'adoption d’un impitoyable homme-à-homme et aux prouesses de Ferjeni et Maoua, les Kairouanais revinrent rapidement au score et passèrent même, pour la première fois, devant (23-22), score partiel qui sanctionna la première période de 10’. Les débats se poursuivirent tout aussi équilibrés, et ce jusqu’à la pause, survenue en faveur des Usémistes (39-41). Lors du troisième quart-temps, l’indécision régnait toujours en maîtresse (52-52) et (65-65) grâce à un festival de tirs à 3 points des deux côtés et à quelques incursions sous le cerceau, registre dans lequel brilla le Monastirien Ezzine. Mais, une accélération foudroyante des Kairouanais, qui réalisèrent un net (8-0), laissa les hommes de Adel Seghaïer pantois. Et la fin du troisième quart-temps d’être bouclée à (73-65) en faveur des Aghlabides. Mais, à l’entame de la quatrième et dernière période, les Bleus rendirent à leurs antagonistes leur pièce de la monnaie en réussissant à leur tour un beau (8-0) si bien que les Maoua et consorts restèrent 6’12’’ durant, «muets», gâchant tout ce qu’ils entreprirent, ratant même lamentablement toutes les deuxièmes balles. Après une première égalité (73-73) et une seconde dans la foulée (77-77), la JSK prit, à l’entrée de la dernière minute, une petite option (81-79). A 7’’, Stiti hérite de deux lancers-francs dont il transforma un seul (81-80). Sur le second, le deuxième arbitre Bedday, siffla de façon surprenante et fantaisiste, une faute contre Bouden. Khanfir réussit les deux lancers-francs (81-82 en faveur des Bleus. La remontée de balle kairouanaise prit 5’’, au bout desquelles Marouène Kechrid obtient une faute pas très évidente. Les deux lancers-francs furent transformés victorieusement (83-82). Les 2 dernières secondes furent infructueuses pour les Monastiriens. Globalement, le match a été dominé par la propension offensive des joueurs, au détriment d’une quelconque rigueur défensive et par la faiblesse du jeu intérieur des deux côtés. Bravo donc aux Kairouanais en général, et à leur coach, tout heureux d’avoir remporté son deuxième titre personnel, après la Coupe de l’année dernière. Wahid SMAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com