Festival de la Médina de Tébourba : Au parfum du musc et de l’ambre…





Comme au bon vieux temps a été la soirée d’ouverture de la première édition du Festival de la Médina de Tébourba. La voix de l’authenticité Mohsen Chérif a été à l’honneur. Après des mois de gestation difficile mais pleine de joie et de rêve, la ville de Tébourba a vu naître son festival de la Médina, une manifestation haute en couleur qui s’ajoute à la carte des manifestations culturelles ramadanesques. C’est à l’initiative d’une brochette d’intellectuels que le rêve est devenu une réalité. Ingénieur de formation, artiste jusqu’au bout des ongles puisqu’il a à son compte un diplôme de la musique arabe, Saber Mouhli a choisi de prendre en main cette première édition du Festival de la Médina de Tébourba qui se déroule dans la Zaouia de Sidi Ben Issa. Restauré depuis quelques temps, cet édifice religieux témoin du savoir-faire architectural de ses bâtisseurs, a ouvert avant-hier soir ses portails devant le grand public venu assouvir l’âme et l’ouïe par les chansons de Mohsen Chérif mais aussi soutenir les efforts du comité d’organisation qui a lutté pour donner le jour à ce nouveau-né culturel. Des fleurs dans des jarres ornaient les coins et les recoins de la Zaouia, les senteurs du musc et de l’ambre se propageaient dans l’air, les chandelles allumées..., tout a été bien organisé pour accueillir les invités de cette première session. Il est 21h30. La troupe de Ribat de la musique arabe de Sousse a pris place sur la scène annonçant l’ouverture de la soirée avec un morceau musical où dialoguaient la flûte et le violon. Quelques minutes plus tard, Mohsen Chérif a fait son apparition avec “djebba” et “chachia” . Le lampadaire de Bab M’nara (Qindil Bab M’nara) tel est le titre du spectacle que Mohsen Chérif a présenté au public du Festival de la Médina de Tébourba. Le Malouf, des chansons de Cheikh Ifrit, de Raoul Journo, de Habiba Msika et d’autres perles du patrimoine musical tunisien ont fait le menu de cette première soirée. Généreux, Mohsen Chérif a présenté les propres créations musicales de la Troupe du Ribat de la musique arabe, “Allahom Salli Ala Sayidina Mohamed” et d’autres chansons religieuses ont bercé le public en le plongeant dans une ambiance bon enfant. “J’ai une maîtrise de droit et un diplôme en musique arabe, mais actuellement, je suis commerçant, c’est dans la tradition de notre famille”, nous a confié Mohsen Chérif. Et d’ajouter: “J’ai commencé avec la troupe du “Ribat” de la musique arabe de Sousse et j’ai participé au Festival des musiciens amateurs de Menzel Témime puis j’ai intégré la troupe nationale de musique sous la direction du talentueux Abderrahman Ayadi. Ma participation à l’émission “Le soleil de dimanche” m’a permis de faire un grand pas vers le public”, nous a-t-il déclaré quelques minutes avant son concert. Il est déjà minuit, Mohsen Chérif et ses musiciens d’un côté et le public du festival de l’autre semblent être au top du bonheur en attendant les prochaines soirées de cette première édition à savoir spectacle “Al Hadhra” prévu pour ce soir, Adel Soltane prévu pour le 22 de ce mois, une soirée d’invocation avec l’artiste Mounir Mehdi. Quant à la clôture, elle sera théâtrale avec la pièce “Bayaâ Errih” (Le vendeur des vents) avec Sihem Messadek et Hassine Mahnouch. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com