Deux millions de voitures à Tokyo : …Et pourtant ça roule





Tokyo, c’est 12 millions d’habitants, c’est aussi deux millions de voitures dans une superficie qui ne dépasse pas celle du grand Tunis. Pourtant tout roule ici comme sur des roulettes avec une fluidité qui frôle le sur-réel. * Tokyo, de notre envoyé spécial : Mohamed-Ali Ben Rejeb Pour expliquer cette «prouesse» il faut d’abord citer la légendaire discipline du peuple japonais. Ici le code de la route, comme tous les codes de conduite d’ailleurs, n’est pas fait pour être violé mais pour être rigoureseument respecté. Mais ce n’est pas là toute la réponse. Une autre explication, plus technique nous a été fournie par la police de la ville de Tokyo où se trouve le centre du contrôle de la circulation. Une prouesse technologique, unique dans le monde et digne de la légende japonaise. Celle d’un peuple qui maîtrise la technologie à la perfection. Une fierté pour les les habitants de Tokyo, et on ne rate pas une occasion de la mettre en évidence. C’est ce qu’ils ont fait en nous faisant visiter le centre. Au fait, ce dernier est d’abord un ordinateur. Une machine d’une dizaine de mètres qui recueille toutes les informations disponibles sur l’état des routes, la fréquence de passage des voitures et les accidents et ce en temps réel sur toute la superficie de la ville. Des informations qui lui parviennent toutes les deux minutes et ce aussi bien de capteurs de véhicules, d’hélicoptères, de caméras de télévisions et de voitures de police. Le tout est analysé et affiché sur un écran géant. Une information en temps réel sur l’état de circulation et qui sera aussitôt renvoyée à la population et ce aussi bien à travers les médias où par des afficheurs sur la route. Rien d’anormal dira-t-on. La chose est déjà vue dans beaucoup d’autres pays du monde. Mais là où la technique devient plus intéressante c’est lorsqu’on sait que toutes les signalisations sont régies par cette machine. Ainsi et selon l’intensité de la circulation dans un axe ou un autre les feux passeront du vert au rouge et vice versa. Rien n’est donc préétabli mais tout est géré à la minute près et ce 24 heures sur 24. La ville de Tokyo a même poussé la perfection jusqu’à relier les feux de signalisation à des capteurs sismiques qui vont, en cas de tremblement de terre, un phénomène assez fréquent ici, déclencher des générateurs autonomes et ce afin que les feux de signalisation ne s’arrêtent jamais. Et cela fait dix ans que le système marche à la perfection sans jamais tomber en panne. Cela fait dix ans aussi que le nombre des morts sur les routes de Tokyo n’a jamais dépassé les 500 par an. Pas plus de 300 estime-t-on pour cette année. Trois cents morts pour deux millions de voiture, autant dire que c’est un chiffre négligeable surtout lorsque on le compare avec ce qui se passe sur nos routes... M.A.B.R.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com