Romano Prodi en campagne électorale : Pour l’abrogation des «lois Berlusconi»





Le nouveau chef de l'opposition italienne Romano Prodi s'est dit confiant dans ses chances de gagner les élections législatives du printemps prochain et s'est engagé, si son camp est élu, à faire abroger une partie des lois les plus controversées prises par Silvio Berlusconi. Le Quotidien-Agences "Il faut faire fonctionner l'Italie; sinon le pays est perdu", a-t-il déclaré en anglais, alors qu'il se trouvait à Londres pour une visite privée. Parmi les dossiers importants, il a cité le coût du travail, l'amélioration de la productivité, la recherche et le développement, les investissemetns et les ressources humaines. "Ce sera la priorité des priorités pour le pays", a-t-il déclaré. Silvio Berlusconi a annoncé que les législatives auraient lieu le 9 avril. Lundi, Prodi avait été intronisé candidat de la gauche à l'issue de primaires inédites organisées la veille par l'opposition. Prodi a estimé que la tentative du chef du gouvernement de modification du système électoral avant le scrutin privera le centre-gauche d'une belle majorité parlementaire, mais ne lui ôtera pas pour autant la victoire. "Le résultat ne sera pas le même. Il pourrait y avoir une certaine instabilité", a estimé le candidat de la gauche. La réforme électorale voulue par le président du Conseil, qui devrait être votée à la fin de l'année, prévoit un renforcement de la représentation proportionnelle en Italie en remettant l'accent sur le pouvoir des partis plutôt que sur des coalitions. Prodi avait battu Berlusconi en 1996, mais son gouvernement avait chuté après deux années seulement en raison de dissensions entre les partis de centre-gauche. L'ancien président de la Commission européenne s'engage aussi à supprimer les lois considérées par l'opposition comme des lois votées spécialement au bénéfice du président du Conseil et de ses plus proches alliés. "Les lois ad hoc seront les premières à être supprimées parce qu'elles sont totalement injustes et donnent un sentiment d'inégalité dans un Etat démocratique", a déclaré Prodi. Parmi ces lois, figurent celles qui rendent plus difficiles pour la justice l'obtention de preuves en provenance de l'étranger dans des affaires de corruption, ainsi que les tentatives de dépénalisation partielle des infractions de présentation de faux bilans comptables. En ce qui concerne la politique étrangère, Prodi confirme qu'il fera en sorte que l'Italie soit bien ancrée au sein de l'Union européenne, à la différence de Berlusconi qui tend à privilégier les relations avec Washington. Il a réaffirmé son intention de retirer les quelque 3000 soldats italiens déployés en Irak, mais n'a pas voulu s'engager sur un échéancier.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com