Grippe aviaire : L’Afrique et le Moyen-Orient également menacés





L’Afrique et le Moyen-Orient sont également menacés par la propagation du virus de la grippe aviaire, a averti hier l’Organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui s’inquiète du manque de moyens à la disposition des pays d’Afrique orientale. Rome - AFP “Après l’apparition de la grippe aviaire en Roumanie et en Turquie, le risque de contamination s’accroît au Moyen-Orient et en Afrique”, indique un communiqué de la FAO, selon qui, “les oiseaux sauvages semblent être les principaux vecteurs” du virus H5N1. Ce virus a causé la mort d’une soixantaine de personnes en Asie du Sud-est depuis 2003, et des millions de volailles ont été abattues. “La présence de la grippe aviaire en Roumanie et en Turquie à la suite des foyers apparus en Russie, au Kazakhstan et en Mongolie confirme les récents avertissements de la FAO relatifs à une progression du virus le long des routes empruntées par les oiseaux migrateurs à partir de l’Asie du Sud-Est”, indique le chef des services vétérinaires de la FAO, Joseph Domenech. “A présent, une des principales préoccupations de la FAO est le risque d’une progression de la grippe aviaire en direction de l’Afrique orientale et du Nord”, ajoute le communiqué. Si la FAO ne s’inquiète pas outre mesure des capacités de réaction “pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord”, elle se dit “davantage préoccupée par la situation en Afrique orientale où les services vétérinaires (...) devraient rencontrer plus de difficultés pour mener à bien des campagnes d’abattage et de vaccination. “Les pays concernés et la Communauté internationale devraient déployer tous leurs efforts afin que la grippe aviaire ne devienne pas endémique en Afrique ce qui “augmenterait” le risque que le virus mute “pour se transmettre à l’homme ou entre humains”, ajoute la FAO. Dans une entretien à l’AFP la semaine dernière, le chef des services vétérinaires de la FAO, Joseph Domenech, avait déjà affirmé que “dans les pays de la vallée du Rift, notamment l’Ethiopie, le Kenya et la Tanzanie, l’arrivée d’oiseaux porteurs du H5N1 n’aurait rien de surprenant entre décembre et le printemps prochain”. Concernant les “pays européens”, la FAO évoque un risque “relativement faible” mais celui-ci “pourrait augmenter si les oiseaux migrateurs devaient transporter la maladie en Europe au printemps prochain après avoir contracté virus au cours de leur présence dans les régions méridionales”.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com