Un avocat de l’équipe de défense de Saddam enlevé





Bagdad - AFP Un avocat de l’équipe de défense de Saddam Husseïn, Me Saâdoun Janabi, a été enlevé hier soir par des hommes armés à Bagdad, au lendemain de l’ouverture du procès de l’ex-président, selon des sources de sécurité irakiennes. “L’avocat Saâdoun Janabi a été enlevé dans son bureau rue Aden, dans le quartier Chaâb (dans le Nord de la capitale) par des hommes armés hier soir”, a déclaré une source de sécurité sous le couvert de l’anonymat. Selon elle, les kidnappeurs sont arrivés à bord de deux voitures au bureau de l’avocat qui travaille dans l’équipe de Me Khalil Al-Doulaïmi, l’avocat de l’ancien président, et l’ont enlevé à 20h20 (17h20 GMT). Une autre source de sécurité a confirmé cette information alors que Me Badie Ezzat Aref, l’avocat de l’ancien vice-Premier ministre Tarek Aziz, a confirmé que Me Janabi fait partie de l’équipe de défense du président déchu. Me Aref a dit “avoir été informé de l’enlèvement” de son confrère. Par ailleurs, le Comité de défense de Saddam Hussein se réunira "très prochainement" avec l'avocat irakien de l'ancien président, Khalil al-Doulaïmi pour coordonner un plan d'action en prévision de la reprise du procès le 28 novembre, a déclaré hier un des avocats. L'avocat jordanien Issam Ghazzawi a affirmé que Me Doulaïmi est attendu à Amman "dans les 24 heures" et que le comité de défense (ISNAD) souhaite qu'il lui fasse part des "détails du déroulement du procès de mercredi". "Nous avons enregistré trois heures de procès, mais moins d'une demi-heure est audible", a indiqué Me Ghazzawi qui estime que ces problèmes techniques "sont volontaires". "Le but était de ne faire entendre au monde que les propos du procureur. Lorsque les accusés ou le juge parlaient on n'entendait rien", a-t-il relevé. "Nous avons également besoin d'entendre Khalil car il était présent au tribunal et il pourra nous dire des choses que nous n'avons pas entendues", a ajouté l'avocat jordanien. Me Ghazzawi a réaffirmé que le procès de Saddam Hussein est "illégal". ISNAD avait accusé le gouvernement irakien et les Etats-Unis d'avoir empêché l'ancien président de rencontrer des avocats non irakiens ou d'être confronté à des témoins.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com