La ligue arabe de retour en Irak : Mission à hauts risques





Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a rencontré hier à Bagdad le Premier ministre irakien Ibrahim Jaafari, qui a exclu d'inclure des résistants dans un dialogue national proposé par l'organisation panarabe. Le Quotidien-Agences Jaafari a indiqué à la presse ne pas voir d'inconvénient à un tel dialogue à condition qu'"il n'inclut pas les combattants qui ont versé du sang et les baassistes qui occupaient des postes importants" sous le régime du président déchu Saddam Hussein. Le Premier ministre irakien a tenu ces propos en répondant à une question des journalistes sur l'idée d'une conférence nationale irakienne proposée par la Ligue arabe et que Moussa est venu défendre à Bagdad. Il a réitéré ses critiques contre la Ligue arabe pour son absence d'Irak depuis la chute de l'ancien régime il y a plus de deux ans et demi, mais a ajouté que son pays souhaitait désormais travailler avec l'organisation pour "le bien de l'Irak, de la nation arabe et de l'ensemble de la région". Pour sa part, Moussa a indiqué avoir évoqué avec Jaafari "le rôle que peut jouer la Ligue arabe en ce moment pour favoriser un dialogue et une entente nationale irakienne". "La Ligue arabe peut être un filet de sécurité pour l'Irak", a-t-il dit, ajoutant que son organisation avait l'intention d'ouvrir prochainement un bureau à Bagdad. "Nous regardons maintenant vers l'avenir", a-t-il dit en réponse à une question sur le sens d'une de ses récentes déclarations dans laquelle il avait mis en garde contre le risque d'une guerre civile en Irak. Moussa a entamé dans la matinée sa première visite en Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein. Cette visite intervient au lendemain de l'ouverture du procès de l'ancien président et cinq jours après la tenue du référendum sur la Constitution irakienne, dont les résultats sont encore attendus. A Erbil, dans le nord de l'Irak, un responsable local a affirmé que les Kurdes accueillaient favorablement la visite de Moussa et a plaidé pour la "fraternité entre Arabes et Kurdes" du pays. "Les Kurdes n'agiront pas pour couper l'Irak de la Ligue arabe", a déclaré Fadel Mirani, un haut dirigeant du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barazani.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com