L1 : Retour à… la normale ?





Il y a eu beaucoup de promesses lors des premières journées du championnat 2005-2006 avec des équipes qui ont fait croire que la suprématie des «grands» est fortement menacée. Or, après neuf rondes, tout semble indiquer un retour vers la case départ. L’EST et l’ESS, à un certain moment surpris et impressionnés par l’excellent début de quelques petites cylindrées, n’ont pas mis beaucoup de temps à rétablir l’ordre et à prendre les commandes. Le CA est toujours là avec deux points de retard alors que le CSS, le champion sortant, s’accroche à cinq points des leaders et accuse un tel retard à cause de ses deux défaites face aux co-leaders du championnat. C’est dire que les quatre traditionnels candidats au titre sont au rendez-vous malgré quelques signes inquiétants au début de la course. * Essoufflement De même, on assiste à présent à un coup d’arrêt de la part des heureuses surprises du premier quart de la compétition. Jendouba Sport s’est remise à perdre et n’est plus redoutable à domicile, El Gaouafel, après deux victoires consécutives, a dû patienter sept journées pour renouer avec le succès alors que l’USM, leader au bout de quatre journées, est passée par un inquiétant passage à vide qui a tout remis en question. D’ailleurs, ce sont presque les mêmes «clients» qui luttent pour quitter la zone rouge, à savoir l’EOGK, la JSK, le CSHL et... un duo habitué aux hauts et aux bas, le ST et le CAB. Cela veut dire que le décor n’a pas vraiment changé, même s'il est encore un peu tôt pour de tels enseignements. En conclusion, c’est uniquement la liste des outsiders qui change de composition d’une étape à l’autre du championnat. * Une question de moyens Pour revenir à ce retour à la normale, on peut dire qu’il est tout à fait logique. Actuellement, les performances exigent généralement de grands moyens et seuls les plus nantis peuvent espérer jouer pour les titres. On peut prendre l’exemple de l’Etoile du Sahel qui dispose pratiquement de deux équipes de valeur sensiblement égales qui peuvent disputer en parallèle le championnat national et la Ligue des champions sans peine, alors que l’A.S.Marsa, préoccupé par son parcours africain, n’a pu éviter un déclin inquiétant en compétition locale. Toute la différence est là, car la volonté, à elle seule, ne suffit plus. Les surprises demeurent toujours possibles et donnent des couleurs au championnat, mais on ne peut rêver davantage quand les moyens viennent à faire défaut. Neuf journées ont été suffisantes pour remettre les choses en place, même si la rébellion peut reprendre à tout moment pour brouiller les cartes des prétendants et créer de plus en plus de suspense en tête du classement. Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com