Grippe aviaire : Vigilance et prévention tous azimuts





En l’absence de cas de grippe aviaire dans nos murs, la vigilance et la prévention sont de mise. Tunis-Le Quotidien La grippe aviaire sévit dans plusieurs pays. Sa présence en Roumaine, Turquie, Grèce et Russie inquiète davantage le grand public. D’autant plus que les pharmacies parlent d’un manque au niveau du vaccin anti-grippe lequel constitue un renforcement de la défense naturelle. Cependant, aucun cas n’a été enregistré dans nos murs. La vigilance est de mise ainsi que la surveillance de tous les circuits de production et de distribution des volailles. A cet effet, le Chef de l’Etat a ordonné la constitution d’une Commission nationale qui va assurer le suivi de la situation en Tunisie. Présidée par le ministre de la Santé Publique. cette Commission réunit des représentants des ministères concernés, deux membres de la Chambre des députés et deux membres de la Chambre des conseillers. Par ailleurs, le Croissant Rouge Tunisien confirme cet état de vigilance. En l’absence de cas à l’heure actuelle, la prévention est assurée à la lumière des mises en garde de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pour sa part, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) continue de tirer la sonnette d’alarme. Joseph Domenech, chef des services vétérinaires de la FAO affirme: “Il y a un réel danger de voir ce scénario se transformer en réalité”, faisant allusion aux principales préoccupations de l’Organisation quant au risque de progression de l’influenza aviaire en direction de l’Afrique orientale et du Nord. Cependant, Domenech ajoute: “Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord devraient être en mesure d’établir une ligne de défense contre l’influenza aviaire”. En effet, la préoccupation de la FAO est due essentiellement à la situation en Afrique orientale. “Les services vétérinaires, du fait d’un certain nombre de contraintes, devraient rencontrer plus de difficultés pour mener à bien des campagnes d’abattage et de vaccination”. La Tunisie, elle, partage l’inquiétude du reste des pays voisins qui redoutent désormais les oiseaux migrateurs. Entre-temps, un plan d’intervention d’urgence semble être mis en place afin d’être en mesure de réagir de suite en cas de besoin. M. KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com