Vêtements et jouets de l’Aïd : Embarras du choix et prix légèrement acidulés





Malgré leurs bourses saignées à blanc par les dépenses ramadanesques, les Tunisiens commencent à se bousculer aux portillons des boutiques de prêt-à-porter et de jouets à la recherche des bonnes affaires, à quelques jours de l’Aïd El Fitr. Tunis-Le Quotidien Dehors, il fait beau. La température avoisine les 35°C. Dans la boutique, la climatisation poussée à fond donne des frissons à une quinzaine de clients qui lèchent les vitrines. Pull rose, jean noir et longues nattes, une petite fille semble hésiter entre une robe bleue et une tenue en jean composée d’un blouson et d’un pantalon. “Je peux acheter les deux maman?”, lance la fille. “Très bonne idée. Les deux tenues te vont à merveille princesse”, affirme une vendeuse dans le dialecte du Sud. “Non merci. Il n’en est pas question”, répond la mère quadragénaire à la mine boudeuse? A dix jours de l’Aïd El Fitr, les ménages tunisiens boudent de plus en plus les marchés. Ils “renoncent” aux plaisirs de la table. Trois types d’emplettes sont incontournables à la veille de l’Aïd: vêtements, jouets et pâtisseries. Des familles commencent à sillonner les artères commerçantes de la capitale toujours accompagnés de leurs enfants. En cette matinée ensoleillée d’octobre, de nombreux passants s’attardent devant les vitrines au niveau de la rue Jamel Abdennaceur. Offrant surtout des vêtements pour enfants et des jouets, les commerçants s’apprêtent à renflouer leurs caisses avant l’arrivée de l'hiver qui correspond généralement à une période de vaches maigres. * L’importé toujours prisé Décorées par des guirlandes, des petites boules dorées ou argentés, des mikeys et autres stars de bandes dessinées, les vitrines mettent l’eau à la bouche des enfants. Les pantalons pour garçons sont proposés à 23 dinars. Les prix des pulls varient entre 19 et 29 dinars. Une tenue complète composée d’un pantalon, une chemise et un blouson pour fillette est proposée à 96 dinars. “Franchement, c’est très cher”, s’exclame une quadragénaire accompagnée de sa fille âgée de 5 ans. “C’est de l’importé Madame. Les gens ne veulent plus consommer tunisien”, souligne le tenancier de la boutique sur un ton accusateur. Du côté de la rue Charles De Gaulle, l’affluence est remarquable. “Liquidation”, la grande pancarte collée sur la façade d’une boutique de chaussures attire les gens comme un aimant. Les prix des chaussures pour enfants proposés varient entre 15 dinars pour les baskets “made in Tunisia” et 30 dinars pour les boots colorés pour fillette. * Les souks cléments Au niveau d’une grande surface du centre-ville, le slogan publicitaire écrit en gras sur les pancartes d’affichage des prix n’est pas très recherché: “Ya. C’est ça les bonnes affaires. J’adore vous faire gagner qualité et prix”. Le slogan n’attire pas les clients du rayon des vêtements. Dans le rayon consacré aux jouets, des petites voitures de formule 1 sont proposées à 11D,200. Les prix des ours en peluche vont de 5 à 19 dinars selon la taille du jouet. Les cuisines démontables très prisées par les filles sont proposées à 27 dinars. Le prix du coffret militaire sollicité par les garçons varie entre 12 et 30 dinars dans un magasin spécialisé dans le commerce de jouets sis à l’avenue Habib Bourguiba. A la sortie du magasin, plusieurs clients tournent le dos à la statue d’Ibn Khaldoun et continuent tout droit vers l’ouest. Destination: les souks de la Médina qui ressemblent depuis quelques jours à une ruche. Dans les souks de la vieille ville, les prix des vêtements et des jouets sont visiblement plus cléments. Les pantalons pour garçons sont proposés à 10 dinars. Des robes de qualité moyenne pour fillettes sont écoulées à 15 dinars seulement. Avec quelques dinars seulement, les enfants peuvent se procurer des jouets fabriqués en Chine ou à Taïwan. “Qu’à cela ne tienne”, disent les mères de familles. “L’essentiel c’est que les titis soient heureux le jour de l’Aïd”. Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com