Procès de Saddam : Un témoin surprise entre en scène





Les avocats de la défense boycottent l’audition Le Quotidien-Agences Un important témoin a déposé contre Saddam Hussein devant le Tribunal spécial irakien (TSI) en l'absence des avocats, qui ont refusé d'assister à l'audition, alors qu'une polémique s'est engagée sur la protection des avocats après l'assassinat de l'un d'eux. "Trois juges se sont rendus dans un hôpital pour enregistrer la déposition du témoin malade (Waddah Ismaïl al-Cheikh) et ont proposé aux avocats de la défense d'y assister, en garantissant leur sécurité, mais ils ont refusé", a indiqué le TSI dans un communiqué. "La déposition de ce témoin dans l'affaire de Doujaïl a été enregistrée en présence des membres du parquet", a-t-il précisé. Une source proche du TSI avait indiqué que le tribunal avait recueilli le témoignage de cet homme, ajoutant que "ses paroles ont été enregistrées et transcrites sur papier". "Cette démarche a été justifiée par le fait que ce témoin est atteint d'une maladie grave et qu'il risque de mourir", avait-on indiqué. "Waddah Ismaïl Al-Cheikh, un officier de sécurité, occupait le poste de directeur de la prison de Hakmia (centre d'interrogatoires de Bagdad) en 1982 au moment où Barzan Ibrahim, le demi-frère de Saddam Hussein, se trouvait à la tête des services de renseignement", a précisé le tribunal lundi. "La maladie de ce témoin l'a empêché d'être présent à la première audience du procès", a-t-il souligné. Le refus des avocats d'assister aux audiences intervient après l'assassinat jeudi à Bagdad de l'un de leurs confrères, Saadoun Janabi, qui a déclenché une vive polémique. Le collectif de défense reproche au gouvernement et aux forces américaines de ne pas le protéger. Le gouvernement a affirmé être prêt à le faire et exclu avec force un transfert du procès hors d'Irak, ce que demandent certains avocats. Pour le gouvernement, "c'était là l'objectif des auteurs de l'assassinat". Par ailleurs, la police de Hilla, capitale de la province de Babylone, a indiqué que douze ouvriers du bâtiment avaient été tués sur leur chantier par un groupe d'hommes armés, à Jorf al-Sakhr, à 50 km au sud de Bagdad. Selon cette source, le chef du chantier a été enlevé par les assaillants. Les ouvriers tués, qui appartiennent à trois familles de la région, travaillaient à la construction d'un édifice gouvernemental, selon la police. Ces morts viennent s'ajouter à celles de 16 autres Irakiens tués dans différentes attaques dimanche à travers le pays. Plus de trente autres personnes, dont cinq soldats américains, ont été également blessées dans ces attaques, dont deux attentats à la voiture piégée. La violence a continué à tuer hier, selon des sources sécuritaires. Ainsi un policier de Kirkouk, à 255 km au nord de Bagdad, a été abattu par des hommes armés, selon la police. Un responsable kurde a été blessé dans un attentat dans cette ville, et son garde du corps tué alors qu'un employé municipal est mort dans les mêmes circonstances à Bagdad.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com