Festival de la Médina de Tébourba : Au royaume des géants de la musique arabe…





Authenticité et nostalgie sont les mots-clés de la soirée de Mounir Mehdi à Tébourba. Une bouffée d’oxygène à l’ère des paroles de basse facture et des chansons “sandwichs”. Mounir Mehdi est un globe-trotter. Fréquemment invité, ce chanteur tunisien a déjà fait le tour du monde avec son ûd et cette bonne musique qu’il présente. “Excepté l’Australie, j’ai chanté partout”, précise-t-il. Il vient de retrouver la Tunisie après une série de concerts au Maroc et le voilà s’apprêtant à s’envoler de nouveau au Maroc pour prendre part au Festival de la chanson spirituelle, juste après sa tournée tunisienne. Avant-hier, la Zaouia de Sidi Ben Aïssa, qui abrite cette première édition du festival de la Médina de Tébourba, a vibré et chanté aux rythmes de la troupe de Mounir Mehdi sous la direction du virtuose du qanoun Taoufik Zghonda. Avec sa “Djebba”, sa chachia vissée sur la tête, Mounir Mehdi s’est trouvé bel et bien dans l’ambiance de cet espace à vocation religieuse. Entouré de cinq musiciens chevronnés, il a fait le bonheur du public, venu nombreux pour goûter au charme de sa voix et de cette musique authentique qu’il présente. Un dialogue entre le qanoun et le violon a bercé le public annonçant une grande soirée. Quelques secondes après, Mounir Mehdi est monté sur scène serrant son ûd entre les mains et la délicieuse balade avec sa voix pure et mélodieuse et les perles de la musique arabe se sont succédées au bonheur des mélomanes. C’est au cœur du répertoire des géants de la musique arabe comme Mohamed Abdelwaheb, Karem Mahmoud, Sabah Fakhri et Salah Abdelhay et de la musique tunisienne comme Ali Riahi et Hédi Jouini que Mounir Mehdi a fait voyager son public. “Ya ward mi yechtirik” et “Indama yaâti Al massa” de Mohamed Abdelwaheb, “Amana ya lil tawel” de Karem Mahmoud, “Habibi Houa” de Salah Abdelhay. “Ibaâthli jawab” de Sabah Fakhri, “Illi taâda wfet” et “Ki b’ghiti tiri ya hmama” de Sadok Th’raya et “Fi Dhaw Al Koumeïra” de Ali Riahi ont ponctué le concert de Mounir Mehdi, interrompu à maintes reprises par un tonnerre d’applaudissements. Des invocations et des “mouachahat” comme “Ya bahjet Errouh” ont marqué la prestation de Mounir Mehdi. Doté de grandes capacités vocales, Mounir Mehdi n’a épargné aucun effort pour faire le bonheur de ce public mais aussi pour souligner que la vraie musique ne meurt jamais. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com